Tunisie : pour les patrons, la révolution a assez duré

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L'économie tunisienne pâtit du soulèvement populaire, selon les organisations patronales. Ces dernières, décrédibilisés à cause de leur proximité passée avec les Ben Ali, sont inaudibles.

Alors que la révolution gronde, les patrons tunisiens s'inquiètent. Les touristes ont déserté le pays. La quasi-totalité des hôtels sont fermés, les restaurants sont vides. Les institutions sont bloquées. La Bourse de Tunisie est close depuis la chute de Ben Ali, le 14 janvier dernier. Le couvre-feu perturbe la production des usines, et le fonctionnement des centres d'appel.

D'une manière générale, «personne ne sait à qui référer, les responsables à la tête d'institutions supposément indépendantes n'osent plus prendre de décision», s'inquiète un dirigeant d'entreprise joint par téléphone. Les dirigeants disent craindre de ne pas pouvoir verser tous les salaires à la fin du mois. Ils regardent, inquiets, les responsables de certaines entreprises publiques, nommés sous l'ancien régime, se faire expulser manu militari par leurs employés.

Le pays n'est pas complètement paralysé. «Vendredi, Ben Ali tombait et le lundi suivant tout le monde était de retour a

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