Tunisie : "Les Tunisiens doivent maintenant se réconcilier"

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L'ex-Premier ministre tunisien Béji Caïd Essebsi a remporté la présidentielle avec 55,68 % des voix, devant le président sortant Moncef Marzouki.
L'ex-Premier ministre tunisien Béji Caïd Essebsi a remporté la présidentielle avec 55,68 % des voix, devant le président sortant Moncef Marzouki.

À 55 ans, Hedi Ben Hamed est médecin à Tunis. Il vit dans la capitale tunisienne depuis toujours. Interrogé par Skype quelques heures avant l'annonce des résultats de l'élection présidentielle, il avoue être "soulagé que tout se soit bien passé et que (la population tunisienne) ait mis fin à cette transition qui a un peu trop duré." Selon lui, "à part quelques violences verbales pendant la campagne, et malgré les meurtres qu'il y a eu ces derniers mois, l'ambiance est restée calme aujourd'hui. D'autant plus que les candidats ont tous les deux appelé dimanche soir au calme." Hedi Ben Hamed est donc fier qu'il n'y ait pas eu de débordements "dans une démocratie qui est quand même naissante". Mais à quoi a-t-il échappé ? "Comparé à ce qu'il s'est passé dans les autres pays arabes, on ne peut qu'être confiant et fier. On a vraiment échappé à de fortes violences. Les deux camps étaient à un moment vraiment remontés l'un contre l'autre. Mais aujourd'hui, nous avons la démocratie, et je pense que Ghannouchi et Essebsi ont joué un grand rôle d'apaisement après la révolution, de concert avec la société civile. Car je voudrais saluer aussi la femme tunisienne. C'est grâce à elle que l'on en est arrivé là. Lorsqu'un salafiste a enlevé le drapeau tunisien du bâtiment de la faculté de lettres, c'est une femme qui est allée le remettre ! Ce n'est pas un homme ! Cette émancipation de la femme, c'est sous l'ère Bourguiba que cela...

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