Tunisie : les islamistes soufflent le chaud et le froid 

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Rached Ghannouchi, le chef d'Ennahda, a estimé mercredi que le français «pollue» la langue arabe

 

RACHED GHANNOUCHI,
RACHED GHANNOUCHI, Crédits photo : Amine Landoulsi/AP

 

Ennahda ne perd pas de temps. Le parti islamiste n'a pas attendu la proclamation des résultats définitifs de l'élection de l'Assemblée constituante. Il a engagé des tractations politiques pour former d'ici à trente jours un gouvernement dirigé par Hamadi Jebali, son actuel secrétaire général. Ce choix traduit la volonté des islamistes de rassurer tant à l'intérieur du pays qu'à l'extérieur des frontières. Familier des chancelleries occidentales, Hamadi Jebali incarne la face modérée du mouvement.

Interrogé sur le prochain président de la République par intérim, Rached Ghannouchi, le leader d'Ennahda, a laissé la porte ouverte à une personnalité extérieure au sérail islamiste. L'ancien prédicateur a déjà fait savoir qu'il ne briguera pas le poste. Après la sortie de la clandestinité de son parti et son succès électoral au premier scrutin libre du pays, il entend prendre du recul et devrai

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