Tunisie : les funérailles de Brahmi sous haute tension

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Tunisie : les funérailles de Brahmi sous haute tension
Tunisie : les funérailles de Brahmi sous haute tension

La situation demeure très tendue en Tunisie. Alors que les funérailles nationales de Mohamed Brahmi ont été organisées ce samedi, un manifestant est mort la nuit précédente à Gafsa, dans le centre-ouest du pays, lors d'une marche de protestation contre l'assassinat jeudi du député de l'opposition. Dans le même temps, un véhicule de la garde nationale a été la cible d'un engin explosif.

Des funérailles nationales. Une marée humaine a assisté samedi à l'inhumation du député Mohamed Brahmi dans «le carré des martyrs» au cimetière d'El Jallez de Tunis, où repose Chokri Belaïd, l'autre opposant de gauche assassiné en février. Le chef d'état-major de l'armée de terre, le général Mohamed Salah Hamdi a lu l'oraison funèbre et un imam a prononcé la prière des morts. Le cortège funèbre a été entouré par une foule entre tristesse et colère estimée à 10000 personnes par une source policière et entre 15 et 20 mille par des journalistes présents.

Heurts avec la police. Les forces de l'ordre ont dispersé samedi après-midi une manifestation anti-gouvernementale devant le siège de l'Assemblée nationale constituante (ANC) à Tunis.Les manifestants, des jeunes de moins de 20 ans pour la plupart, ont lancé des projectiles et de grosses pierres en direction des policiers anti-émeutes qui tiraient des gaz lacrymogènes en les pourchassant.

Un manifestant mortellement blessé par une bombe lacrymogène. Mohamed Moufti, 45 ans, a été tué lorsque la police a dispersé à coups de bombes lacrymogènes une marche dans la nuit de vendredi à samedi simulant des funérailles symboliques de l'opposant. L'homme, un militant du Front populaire, une coalition d'extrême gauche, a été mortellement blessé par une bombe lacrymogène qui l'a atteint au niveau de la tête. La police a chargé lorsque des centaines de manifestants ont tenté d'envahir le siège du gouvernorat (préfecture) dans le centre de Gafsa. La ...

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