Tunisie : les déçus de l'an I

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Une islamisation rampante de la société est en cours et Ennahda place ses pions dans l'appareil d'État.

Un an après la chute de Ben Ali, la Tunisie oscille toujours entre l'incertitude et la colère. «Nous avons un gouvernement légitime mais nous sommes dans le flou total. Et les signaux que nous envoie le nouveau pouvoir ne sont pas rassurants»: comme nombre de Tunisiens, Azza Turki, journaliste à l'hebdomadaire Réalités se décrit «dans le même état d'esprit d'appréhension qu'il y a un an». Depuis, certes, le mur de la peur, bétonné par l'ancien régime, est tombé, ce qui n'est pas rien. La parole s'est libérée. Des élections libres se sont déroulées sans accroc, le 23 octobre, donnant une majorité relative au parti islamiste Ennahda auquel se sont ralliés deux mouvements, le CPR (gauche nationaliste) et Ettakatol (social-démocrate).

Le processus qui doit mener avant un an à une nouvelle Constitution et à des élections est lancé. Mais les voyants d'alerte se multiplient et le mécontentement s'accroît. Avec la révolution, l'économie a plongé dans le r

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