Tunisie : le Premier ministre Ali Larayedh a démissionné

le
0
Tunisie : le Premier ministre Ali Larayedh a démissionné
Tunisie : le Premier ministre Ali Larayedh a démissionné

La transition démocratique en Tunisie progresse décidément dans la douleur. Alors que la Constituante espère adopter le projet de Constitution avant le 14 janvier, pour le 3e anniversaire de la Révolution de jasmin, des heurts secouent plusieurs villes pauvres du pays, sur fond de révolte fiscale. Ce jeudi, le Premier ministre tunisien, Ali Larayedh, a annoncé avoir remis sa démission au président Moncef Marzouki dans l'après-midi, en conformité avec un accord négocié par la classe politique pour sortir le pays de longs mois de crise.

«Comme je m'y étais engagé il y a un moment (...) je viens de présenter la démission du gouvernement», a-t-il dit lors d'une conférence de presse. «Le président m'a chargé de poursuivre la supervision des affaires du pays jusqu'à la formation du nouveau gouvernement présidé par Mehdi Jomaâ», a-t-il précisé. Ministre de l'Industrie sortant, M. Jomaâ a été choisi en décembre par la classe politique pour succéder à Ali Larayedh pour former un gouvernement d'indépendants et conduire le pays vers des élections en 2014.

Une démission très attendue par l'opposition. La formation, tard mercredi soir, de l'Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE), condition clé pour le départ du pouvoir des islamistes d'Ennahda, a ouvert la voie à cette démission. Le puissant syndicat UGTT, principal médiateur de la crise politique déclenchée en juillet par l'assassinat de l'opposant Mohamed Brahmi, avait souligné à maintes reprises que le Premier ministre avait jusqu'à jeudi pour remettre sa démission au président Moncef Marzouki.

La presse tunisienne n'est pas tendre jeudi avec Ali Larayedh qu'elle accuse d'avoir attisé les tensions dans le pays et de le mener «au bord de l'explosion», selon La Presse. Avant de quitter le pouvoir, le Premier ministre a «pris soin de dégoupiller une petite bombinette qui menace de faire péter la baraque et d'alimenter de nouvelles tensions ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant