Tunisie: le parti islamiste Ennahda promet de quitter le pouvoir à la fin du mois

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Tunisie: le parti islamiste Ennahda promet de quitter le pouvoir à la fin du mois
Tunisie: le parti islamiste Ennahda promet de quitter le pouvoir à la fin du mois

Le parti islamiste Ennahda lâche du lest. Acculé par l'opposition et notamment par le puissant syndicat UGTT, le mouvement islamiste, qui dirige le gouvernement en Tunisie, a fini par plier. Il s'est engagé samedi à quitter le pouvoir à la fin du mois d'octobre. Ennahda a signé avec l'opposition une feuille de route prévoyant la formation d'ici trois semaines d'un gouvernement d'indépendants.

Ce document, rédigé par quatre médiateurs pour résoudre une profonde crise politique, prévoit la désignation avant la fin de la semaine prochaine d'un Premier ministre indépendant qui aura deux semaines pour former son cabinet. Le gouvernement actuel devra alors démissionner. La signature de ce texte a été disputée jusqu'au bout, retardant la cérémonie de samedi.

Mais finalement le chef d'Ennahda, Rached Ghannouchi, et les dirigeants de l'opposition, sont parvenus à cet accord et l'ont signé devant la presse et la classe politique. Le Congrès pour la République, parti du président Moncef Marzouki et allié séculier d'Ennahda, a, quant à lui, refusé de le parapher.

Le gouvernement tunisien dirigé par un islamiste de Ennahda a surtout été fragilisé par deux assassinats d'opposants laïcs, dont un député, issus de la gauche. Plusieurs manifestations, parfois violentes ont été organisées dans les rues de Tunis pour réclamer le départ des islamistes du pouvoir. Les crises politiques à répétition et les difficultés économiques ont poussé Ennahda à lâcher du lest et accepter de quitter le pouvoir, deux ans après sa victoire aux élections du 23 octobre 2011, le premier scrutin libre de l'histoire de la Tunisie, après la chute de Ben Ali.

VIDEO. Tunisie : signature du «dialogue national»

«Un échec serait un péché»

La feuille de route, signée ce samedi, prévoit aussi dans les quatre prochaines semaines, à l'issue d'un «dialogue national» réunissant toute la classe politique, l'adoption d'une ...

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