Tunisie : le parti islamiste Ennahda et le syndicat UGTT vont se rencontrer

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Tunisie : le parti islamiste Ennahda et le syndicat UGTT vont se rencontrer
Tunisie : le parti islamiste Ennahda et le syndicat UGTT vont se rencontrer

Le parti islamiste tunisien Ennahda au pouvoir et le puissant syndicat Union générale tunisienne du travail (UGTT) doivent tenir de premiers pourparlers lundi. Ces négociations interviennent en pleine crise déclenchée par l'assassinat fin juillet de Mohamed Brahmi, opposant aux islamistes. Dimanche soir encore, l'opposition mobilisait des centaines de manifestants à Tunis.

L'UGTT, forte d'un demi-million d'adhérents et capable de paralyser le pays, a indiqué que le chef du parti Ennahda, Rached Ghannouchi, celui du syndicat, Houcine Abassi, et le président de l'Assemblée nationale constituante (ANC), Mustapha Ben Jaafar, participeraient aux pourparlers, sans donner plus de précisions. La centrale syndicale, tout comme le patronat, réclame la démission du gouvernement dirigé par Ennahda et la mise en place d'un cabinet de technocrates. Le syndicat est cependant opposé à la dissolution de la Constituante réclamée par une hétéroclite coalition d'opposition.

Des manifestations monstres depuis le 25 juillet

L'annonce de ces négociations intervient pendant une grave période de tensions dans le pays. Depuis le 25 juillet, date à laquelle le député a été tué, l'opposition manifeste tous les soirs dans la rue. Ce dimanche, plusieurs centaines d'opposants à Ennadha étaient encore rassemblés en début de soirée devant le siège de l'ANC. La coalition d'opposition, allant de l'extrême gauche au centre droit, a exclu samedi toute négociation avec Ennahda tant qu'un gouvernement de salut national n'était pas en place. Elle compte proposer un cabinet alternatif composé d'indépendants la semaine prochaine.

Après avoir rassemblé des dizaines de milliers de partisans le 6 août, les détracteurs du gouvernement prévoient aussi d'organiser un nouveau grand rassemblement pour marquer le 13 août, jour anniversaire de la promulgation du code du statut personnel en 1956, octroyant aux Tunisiennes des droits sans pareil dans le monde ...

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