Tunisie : le pari des islamistes modérés

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Le premier ministre tente de former un «gouvernement de compétences».

Au fond d'un chemin boueux des faubourgs de la cité balnéaire de La Marsa, on trouve la villa modeste d'Abdelfattah Mourou, dont le portail est toujours ouvert, tant le cheikh est visité dans cette période de crise cruciale pour le destin futur de la Tunisie.

Les Tunisiens appellent cet avocat de 64 ans «cheikh» parce qu'il est titulaire d'une licence de théologie islamique (faite en arabe), en plus d'une licence en droit (faite en français). Recevant dans un salon encombré d'une collection d'aiguières en argent provenant du monde arabo-musulman, l'ancien juge, qui porte au front la marque de piété des fidèles qui se prosternent cinq fois par jour, fait montre d'une exquise politesse. Cet homme, né dans une famille pieuse de marchands, adhérent très jeune à la vieille confrérie soufie Madaniyya (hostile aux influences étrangères dès le début du XXe siècle), maîtrise à la perfection les...



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