Tunisie : le doyen qui résiste aux islamistes

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Accusé d'avoir giflé une étudiante portant le voile intégral, Habib Kazdaghli, doyen de la faculté de lettres de la Manouba, risque cinq ans de prison. La justice doit rendre son verdict jeudi.

C'est une affaire emblématique. Deux ans après la révolution du jasmin, elle illustre la dramatique bipolarisation de la société tunisienne, divisée entre un camp islamiste et un camp dit moderniste. Jeudi, la justice tunisienne rendra son verdict dans le procès du doyen de la faculté de lettres de la Manouba, Habib Kazdaghli, inculpé d'«acte de violence commis dans l'exercice de ses fonctions». Un jugement très attendu qui témoignera de la capacité d'Ennadha, le parti islamiste au pouvoir, à réconcilier à terme les deux camps.

Élu doyen de la faculté six mois après la fuite du président Ben Ali, cet historien de 57 ans risque cinq ans de prison. Son crime? Avoir giflé une étudiante, Imen Berrouha, portant le niqab. Kazdaghli nie avoir commis un tel geste. «C'est...



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