Tunisie : la présidentielle se joue avec les nostalgiques de Ben Ali

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Tunisie : la présidentielle se joue avec les nostalgiques de Ben Ali
Tunisie : la présidentielle se joue avec les nostalgiques de Ben Ali

Les Tunisiens reprennent le chemin des urnes ce dimanche. Après les législatives du 26 octobre dernier, plaçant le parti Nidaa Tunes (Appel de la Tunisie) en tête, mais sans majorité absolue (86 sièges sur 217), devant les islamistes d'Ennahda (69 sièges) , la Tunisie vote pour la première fois librement pour la présidentielle. Les Tunisiens de l'étranger, comme en France, ont commencé à voter ce vendredi pour le scrutin qui s'achèvera dimanche. Vingt-sept candidats (dont une seule femme) sont en lice pour le palais de Carthage, dont le sortant Moncef Marzouki.

Donné favori, Beji Caïd Essebsi s'est dit «certain» de conforter sa victoire aux législatives. Vieux briscard de 87 ans, ancien ministre de l'Intérieur de Bourguiba, puis Premier ministre de transition après la chute de Ben Ali en janvier 2011 jusqu'aux premières élections législatives ayant placé les islamistes d'Ennahda à la tête du gouvernement, «BCE» comme on l'appelle à Tunis, se montre décomplexé vis-à-vis du renfort des partisans de Ben Ali. Appuyé par de petits partis néo-libéraux, il bénéficie également du soutien de candidats qui se sont retirés récemment en sa faveur.

Beji Caïd Essebsi veut «restaurer l'autorité de l'Etat» et «réhabiliter son prestige». Il a fait campagne, selon ses détracteurs, «sur la stratégie de la peur : liberté contre la sécurité, ou sécurité contre liberté». Ses réseaux de l'ancien régime restent intacts malgré la présence de Kamel Morjane un ancien ministre de Ben Ali qui se porte aussi candidat. Chanteur, comique ou journaliste, une partie de l'intelligentsia tunisienne se prépare à défendre bec et ongles la liberté d'expression acquise avec la révolution, la victoire de Nidaa Tounès aux législatives lui faisant craindre le retour de certains ex-partisans de la dictature.

Au-delà de son âge et de son état de santé, Beji Caïd Essebsi est la cible des critiques de l'ancienne coalition, la ...

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