Tunisie : la nouvelle équipe ne calme pas la rue

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Le «gouvernement d'union nationale» formé lundi est loin de satisfaire tous les Tunisiens.?

De notre envoyé spécial à Tunis

Quatre jours après la fuite de l'ancien président Ben Ali, comment sauver la révolution tunisienne? Les avis divergent radicalement à Tunis, selon que l'on se place du côté du «peuple» ou de celui des «élites». Pour les manifestants qui ont été dispersés lundi avec des gaz lacrymogènes et des lances à eau dans la capitale, le premier ministre, Mohammed Ghannouchi, qui a collaboré dix ans avec l'ex-président Ben Ali, n'est pas qualifié pour diriger un gouvernement d'union nationale. Ils exigent la disparition immédiate du Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD), le parti de l'ex-président, et le renvoi de tous les anciens dirigeants. Sauf à «trahir la révolution» faite par le peuple. Pour les élites, M. Ghannouchi n'a pas de sang sur les mains. En attendant des élections libres et démocratiques, il assure une simple transition. Il est acceptable, car la Tunisie vit un moment délicat, les acquis de la stabilitü/p>...

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