Tunisie : la contestation sociale touche aussi les policiers

le , mis à jour à 16:58
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Tunisie : la contestation sociale touche aussi les policiers
Tunisie : la contestation sociale touche aussi les policiers

La situation économique à l'origine de troubles la semaine dernière, s'amplifie en Tunisie, malgré un retour au calme relatif notamment à Kasserine, ville du centre où les affrontements entre manifestants et forces de l'ordre ont fait un mort et plusieurs blessés. Lundi, ce sont les policiers qui ont repris le flambeau de la contestation sociale. Plusieurs milliers d'agents venus de différentes régions ont manifesté devant le palais présidentiel à Carthage, près de Tunis, pour réclamer principalement une hausse de leurs salaires, ainsi qu'une prime de risque.

Habillés en civil, les manifestants ont crié aux portes de la présidence «nos comptes sont dans le rouge», «je défends ma patrie mais aussi mes droits». Des membres de la garde présidentielle, endeuillée fin novembre par un attentat suicide revendiqué par le groupe Etat islamique (12 agents tués), n'ont pas participé mais portaient des brassards en signe de solidarité avec le mouvement.

«Ces manifestations interviennent après l'échec de négociations avec le gouvernement sur l'augmentation des salaires», a déclaré à l'AFP le porte-parole du syndicat national des forces de sécurité intérieure, Riadh Rezgui. Selon un responsable mandaté par la présidence du gouvernement, cité dans un procès-verbal de récentes négociations tenues au ministère de l'Intérieur, le coût des hausses de salaires demandées représentent une somme de près d'un milliard de dinars (450 millions d'euros).

Les syndicats des forces de l'ordre font valoir l'augmentation du coût de la vie au cours des dernières années en Tunisie. Elles font aussi face à la difficulté croissante de leur tâche, dans un pays à la fois ciblé par des attentats djihadistes et théâtre de multiples mouvements sociaux depuis cinq ans. La manifestation survient dans la foulée d'une vague de contestation sociale ayant secoué de nombreuses régions la semaine écoulée, contraignant les autorités à ...

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