Tunisie : l'état d'urgence décrété, le gouverneur de Sousse limogé

le , mis à jour à 00:14
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Tunisie : l'état d'urgence décrété, le gouverneur de Sousse limogé
Tunisie : l'état d'urgence décrété, le gouverneur de Sousse limogé

Après les attentats du musée du Bardo en mars et celui contre un hôtel d'une station balnéaire de Sousse qui a fait 38 victimes, le président de la République Béji Caïd Essebsi a proclamé samedi l'état d'urgence pour un mois, en raison des «dangers menaçant le pays». Plusieurs responsables tunisiens, dont le gouverneur de Sousse, ont été limogés.

«Nous avons décidé, après avoir consulté le président du Parlement et le chef du gouvernement, de proclamer l'état d'urgence sur tout le territoire tunisien pour 30 jours», a déclaré le chef de l'Etat dans un discours télévisé à la nation, précisant que cette mesure d'exception entrait en vigueur dès ce samedi. Il a justifié cette décision par «la situation exceptionnelle que traverse le pays après le dernier attentat terroriste et la persistance de menaces qui font que le pays est en guerre d'un genre spécial».

L'état d'urgence donne temporairement au gouvernement plus de souplesse et plus de pouvoirs à l'armée et de la police. En outre, cet état d'urgence va limiter le droit de réunion publique. Les autorités peuvent aussi interdire les grèves et les réunions «de nature à provoquer ou entretenir le désordre». Le président a d'ailleurs évoqué les «revendications insistantes» et les grèves qui se multiplient. «On ne peut pas continuer comme ça, c'est de la désobéissance civile», a-t-il dit. Une telle mesure avait été déjà été décrétée pendant le soulèvement contre Ben Ali en 2011. Il avait été levé en mars 2014. Le président a assuré qu'il n'y aurait pas de recul sur la liberté d'expression chèrement acquise avec la révolution.

Dès mercredi, le gouvernement avait commencé à renforcer la sécurité autour de ses sites touristiques. Juste après l'attaque, revendiquée par le groupe Etat islamique (EI), le gouvernement avait déjà annoncé que la police touristique serait armée (une première selon les autorités) dans le cadre ...

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