Tunisie : Jabeur Mejri, un athée en prison

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Capture d'écran du site de soutien à Jabeur Mejri.
Capture d'écran du site de soutien à Jabeur Mejri.

C'est la journée internationale de défense des droits de l'homme. Et le président de la République tunisienne, ancien président de la Ligue tunisienne des droits de l'homme, Moncef Marzouki, a octroyé la grâce présidentielle à 79 prisonniers. Selon le ministère de la Justice, Jabeur Mejri "ne figure pas dans la liste". "Moncef Marzouki et Samir Dilou ont trahi la révolution. Un jour, on se vengera", s'emporte Henda Hendoud, membre du comité de soutien de Jabeur Mejri qui a déposé la demande de grâce. C'est la troisième fois que le comité de soutien demande la grâce. "Prisonnier d'opinion", selon Amnesty International, le premier post-révolution en Tunisie, Jabeur Mejri, 29 ans, a été condamné, fin mars 2012, à 7 ans et demi de prison et 1 200 dinars (550 euros) d'amende, pour avoir publié sur les réseaux sociaux des caricatures jugées insultantes envers l'islam. Son ami, Ghazi Beji, 29 ans, a écopé de la même peine, par contumace après avoir réussi à prendre la fuite. En juin 2013, ce dernier a obtenu le statut de réfugié en France après un long et périlleux voyage le menant en Algérie, en Turquie ou encore en Roumanie.

"Des idées plus graves que je ne pensais"

"La peine est un peu élevée, concède aujourd'hui l'avocat Me Foued Cheikh Zouali, à l'origine de la plainte contre les deux blogueurs. Je m'attendais à trois ou quatre ans de prison." Professeur en "droit de l'homme et libertés publiques" à la faculté de...

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