Tunisie : heurts dans le sud du pays après l'élection d'Essebsi

le
0
Tunisie : heurts dans le sud du pays après l'élection d'Essebsi
Tunisie : heurts dans le sud du pays après l'élection d'Essebsi

Des échauffourées ont eu lieu ces deux dernières nuits dans plusieurs villes, notamment dans le sud de la Tunisie, à Gabès et Tataouine, au lendemain de l'élection de Beji Caïd Essebsi à la présidence de la République. Des partisans du président sortant, Moncef Marzouki, ont affronté la police malgré l'appel au «calme et au respect de la démocratie» de Marzouki. Pour eux, l'ancien régime l'a emporté sur la révolution. Ils ne cachent pas leur amertume et leurs craintes après la victoire de «BCE».

Le président sortant a, dans un discours devant ses partisans, mardi à Tunis, déclaré que «les Tunisiens doivent fêter la démocratie» et la lutte contre le retour de l'ancien régime. «Grâce aux martyrs nous sommes ici et nous avons imposé des élections après 50 ans de dictature. Ces élections étaient libres mais il y a eu des dépassements», a t-il dit en demandant à ses militants de «garder le calme». Il a, à cette occasion, annoncé le lancement d'un nouveau parti «Chaâb el Mouwatinine (mouvement du peuple de citoyens) et appelé les citoyens à rejoindre son mouvement en masse. Il a également appelé les «démocrates» à s'y unir pour «empêcher le retour de la dictature», quatre ans après la révolution de janvier 2011.

«Ni l'argent sale ni les médias biaisés ne peuvent changer le cours de l'histoire», a martelé Marzouki, tandis que ses partisans scandaient: «le peuple veut une nouvelle révolution». Et le président sortant d'ajouter: «Partout, organisez-vous de manière pacifique, de manière démocratique pour être la force qui repousse la dictature (...), qui lui fait peur et l'empêche de tenter de s'infiltrer et de revenir par la fenêtre alors que nous l'avons faite sortir par la porte.»

Les résultats de la présidentielle de dimanche ont tout simplement «inversé le cours de l'Histoire», affirme l'avocat Samir Ben Amor, membre du bureau exécutif du Congrès pour la république ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant