Tunisie : grèves et crise politique, heurts entre policiers et manifestants

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Tunisie : grèves et crise politique, heurts entre policiers et manifestants
Tunisie : grèves et crise politique, heurts entre policiers et manifestants

L'incertitude est totale sur les possibilités de mettre fin à la profonde crise politique que vit la Tunisie depuis l'assassinat cet été de deux responsables politiques. Islamistes et opposants se rejettent la responsabilité de l'échec des pourparlers censés désigner un successeur à Ali Larayedh, Premier ministre issu du mouvement Enahdha, conformément à la feuille de route signée en octobre par la coalition au pouvoir et l'opposition.

Agé de 72 ans, le président du mouvement islamiste Enahdha, Rached Ghannouchi, longtemps exilé avant de regagner Tunis en janvier 2011, après la chute de Ben Ali, est sous le feu des critiques. L'épouse du député Mohamed Brahmi, tombé en juillet sous les balles des terroristes, l'accuse ouvertement de fermer les yeux sur la prolifération des salafistes. Lui, impassible, balaie toutes les accusations de l'opposition, notamment d'associations de femmes craignant l'établissement, à terme, de la Charia. Ce qu'il dément.

Le «dialogue national» se fait attendre

Dans un entretien au «Parisien»-«Aujourd'hui en France», paru mardi, le leader islamiste estime que l'heure est à la «reprise imminente» du dialogue et que les élections prochaines «confirmeront» sa majorité à l'Assemblée. Face à ses adversaires, furieux de voir les islamistes s'accaparer le pouvoir au détriment des jeunes révolutionnaires qui ont fait tomber Ben Ali, Ghannouchi reste de marbre. Son credo : le dialogue national permettra de trouver un accord afin de mettre fin à la crise.

Sur le papier, cet accord prévoit la désignation d'un nouveau Premier ministre qui aura, lui, quinze jours pour former un nouvelle équipe. A l'issue de cette période, le cabinet en place démissionnera. Dans le même temps, il faut trouver un consensus sur la future Constitution, mettre en place des instances électorales indépendantes et établir un calendrier. «Ce n'est pas une mince affaire», reconnait le président de ...

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