Tunisie : funérailles des six gendarmes sous haute tension

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Tunisie : funérailles des six gendarmes sous haute tension
Tunisie : funérailles des six gendarmes sous haute tension

La colère monte d'un cran en Tunisie. Les funérailles des six gendarmes tués mercredi par un groupe armé dans la région de Sidi Bouzid, berceau de la révolution qui a chassé en janvier 2011 le régime de Zine El Abidine Ben Ali, ont lieu ce jeudi, dans un climat très tendu. Ces obsèques ont attiré des milliers de personnes qui réclamaient le départ d'Ennahda, le parti islamiste au pouvoir, accusé de laxisme face au terrorisme. Sur le plan politique, la crise semble sans issue. L'opposition envisage de renoncer aux négociations avec les islamistes au pouvoir, les accusant de tergiverser. Elle réclame un engagement écrit du gouvernement sur son départ, pas du tout satisfaite par l'engagement «sur le principe» formulé mercredi soir par le Premier ministre, Ali Larayedh.

Un parti d'opposition réclame une promesse écrite

Les négociations, organisées par le syndicat UGTT entre le gouvernement dirigé par les islamistes et l'opposition, doivent s'ouvrir vendredi, après avoir déjà été reportées. L'un des principaux partis d'opposition, Nidaa Tounès, réclame un «engagement formel», écrit, du départ du gouvernement dirigé par les islamistes. Condition sine qua none pour entamer enfin les pourparlers. Sinon le Premier ministre devra assumer la responsabilité d'un échec en «gâchant une occasion précieuse de compromis pour sauver le pays», prévient ce parti.

Pour l'opposition, le Premier ministre Ali Larayedh n'a pas répondu à leurs conditions en n'annonçant qu'un «engagement sur le principe de renoncer au gouvernement» sans évoquer de calendrier. Le syndicat UGTT, principal médiateur de la crise, a d'ailleurs indiqué vouloir obtenir des «éclaircissements» du chef du gouvernement avant l'ouverture des pourparlers. Ces discussions sont censées déboucher sur la création d'une cabinet apolitique, l'adoption de la Constitution, en cours d'élaboration depuis deux ans, la rédaction d'une loi électorale et ...

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