Tunisie : Ennahda accepte la suspension de la Constituante

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Tunisie : Ennahda accepte la suspension de la Constituante
Tunisie : Ennahda accepte la suspension de la Constituante

Un pas vers les manifestants, qui ont occupé la rue tunisienne dans la nuit de mardi à mercredi. Le parti islamiste Ennahda, au pouvoir en Tunisie, a accepté ce mercredi la suspension des travaux de la Constituante, décidée mardi en fin d'après-midi, tout en appelant à un dialogue avec ses adversaires pour aboutir à «un gouvernement d'union nationale».

«En dépit de nos réserves formelles et juridiques sur cette initiative (de suspendre la Constituante, ndlr), nous espérons qu'elle servira de catalyseur pour que les adversaires politiques s'assoient à la table du dialogue», a annoncé Ennahda dans un communiqué signé de son chef Rached Ghannouchi.

En outre, Ennahda se dit favorable «à la formation d'un gouvernement d'union nationale comprenant toutes les forces politiques convaincues de la nécessite d'achever le processus démocratique dans le cadre de la loi». Le parti islamiste fixe aussi un calendrier de reprise des travaux de l'Assemblée nationale constituante (ANC), souhaitant que l'adoption de la Constitution et de la loi électorale se fassent «avant fin septembre 2013», et réclame «l'organisation d'élections avant la fin de l'année».

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Cette déclaration intervient après le coup de théâtre survenu dans la nuit de mardi à mercredi : le président de l'Assemblée nationale constituante, Mustapha Ben Jaafar (président du parti Ettakatol et allié laïque des islamistes d'Ennahda) a lui-même décidé de suspendre les travaux. Il a également appelé le puissant syndicat UGTT, fort d'un demi-million de membres capables de paralyser le pays, de jouer «son rôle historique» et de «réunir autour de la table du dialogue tous les partis».

Cette décision surprise avait été jugée «positive» mais «insuffisante» par l'hétéroclite coalition d'opposition, qui réclame toujours le départ du gouvernement et la mise en place d'un ...

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