Tunisie, Égypte : les relations ambiguës entre salafistes et islamistes

le
0
Accusés d'indulgence face à la violence d'une minorité fondamentaliste, les Frères musulmans au pouvoir au Caire et à Tunis semblent soucieux de maintenir l'ordre tout en donnant des gages sur le terrain de la religion.

Alliés, concurrents ou ennemis? Difficile de cerner en Tunisie comme en Égypte la nature de la relation entre les islamistes au pouvoir et les salafistes qui ont semé le chaos dans les rues ces derniers jours en représailles au film anti-islam Innocence of Muslims . En témoignent les atermoiements des Frères musulmans au gouvernement en Égypte, qui ont d'abord appelé à manifester avant d'inciter à «la retenue».

Des origines distinctes

D'emblée, l'islamisme et le salafisme sont des doctrines religieuses très différentes. Les islamistes, dont les Frères musulmans égyptiens ou tunisiens (Ennahda) sont une catégorie, sont «des partis ou mouvements sociaux qui ont un programme politique précis s'inscrivant dans un cadre étatique, explique Samir Amghar, chercheur à l'EHESS*. Leur idéologie s'articule autour de l'islam comme système global, c'est-à-dire non seulement religieux mais aussi politique et économique. Leur attachement à l'islam est variable: il peut aller

...

Lire la suite de l'article sur lefigaro.fr
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant