Tunisie : échec du dialogue, Ennahda insiste pour son candidat de 88 ans

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Tunisie : échec du dialogue, Ennahda insiste pour son candidat de 88 ans
Tunisie : échec du dialogue, Ennahda insiste pour son candidat de 88 ans

Alors que les Tunisiens rêvaient, il y a peu, d'un authentique «dialogue national» destiné à sortir le pays de la crise, c'est raté. Lundi soir, les acteurs politiques, islamistes et opposition laïque, ont fini par se séparer sans trouver de compromis. Aucun accord n'a été trouvé pour désigner un nouveau chef du gouvernement, préalable à l'organisation de nouvelles élections et à l'adoption d'une nouvelle constitution.

Opposition et islamistes au pouvoir se rejettent la responsabilité de l'échec des pourparlers. Après dix jours de négociations, les médiateurs, dont le puissant syndicat UGTT, ont annoncé la suspension sine die du fameux «dialogue national». Le chef de Nidàa Tounes, Béji Caïd Essebsi, 87 ans, principal parti de l'opposition, a fait porter l'entière responsabilité de l'échec à la coalition au pouvoir, dirigée par les islamistes du parti Ennahda. «C'est la responsabilité de ceux (au pouvoir) qui ne veulent pas s'inscrire dans le consensus et sortir de la crise», a-t-il déclaré. Se prétendant comme un recours probable, en cas de nouvelles élections, le chef de ce parti estime que «la suspension du dialogue ne peut que nous enfoncer dans la crise qui est déjà assez grave».

Ahmed Mestiri, un candidat âgé de 88 ans

Pour le mouvement islamiste Ennahda, qui affirme avoir accepté de quitter le gouvernement dans «l'intérêt national», c'est l'opposition qui met un frein au dialogue. Ennahda estime qu'elle provoque le naufrage du «dialogue national» en refusant le seul candidat valable à ses yeux. Soutenu par l'alliance au pouvoir sous la houlette de Ennahda, Ahmed Mestiri est âgé de 88 ans. Ministre puis opposant du père de l'indépendance Habib Bourguiba, ses détracteurs le jugent trop vieux et trop faible pour gouverner.

«Nous ne voyons aucun motif au refus de choix de M. Mestiri. C'est du devoir de la Troïka (coalition au pouvoir) de ne céder le pouvoir qu'à une ...

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