Tunisie : des jihadistes revendiquent l'assassinat des opposants Belaïd et Brahmi

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Tunisie : des jihadistes revendiquent l'assassinat des opposants Belaïd et Brahmi
Tunisie : des jihadistes revendiquent l'assassinat des opposants Belaïd et Brahmi

Au point mort depuis plusieurs mois, l'enquête sur les assassinats, en 2013, des opposants anti-islamistes tunisiens Chokri Belaïd  Mohamed Brahmi, connaît un ultime rebondissement. Dans une vidéo postée jeudi sur internet, des jihadistes, qui ont rejoint le groupe de l'Etat islamique (EI), revendiquent ces deux assassinats pour lesquels on savait qu'une même arme avait été utilisée. 

Chokri Belaïd, anti-islamiste et chef des Patriotes démocrates, mouvement d'opposition tunisien de gauche, avait été tué de trois balles le 6 février 2013 à Tunis. Le 25 juillet de la même année, Mohamed Brahmi, opposant nationaliste de gauche lui aussi très critique vis-à-vis gouvernement dirigé par les islamistes d'Ennahdha, était assassiné près de Tunis.

Pour la première fois, les meurtres de ces deux figures de l'opposition tunisienne sont donc revendiqués. «Oui tyrans, c'est nous qui avons tué Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi», dit Abou Mouqatel, un jihadiste tunisien recherché par les autorités qui l'accusent d'implication dans les attaques de février et juillet 2013.

La vidéo a été diffusée alors que le second tour pour l'élection présidentielle a lieu dimanche en Tunisie. Le président tunisien Moncef Marzouki sera opposé au favori du scrutin, Béji Caïd Essebsi, chef du parti anti-islamiste Nidaa Tounès et vainqueur des législatives d'octobre.

Les Tunisiens, premier contingent étranger de Daech

Abou Mouqatel, de son vrai nom Abou Bakr al-Hakim, est un élément «terroriste», selon le ministère de l'Intérieur. Dans la vidéo, il est montré entouré de trois autres hommes en uniforme de combat et portant des armes. «Nous allons revenir et tuer plusieurs d'entre vous. Vous n'allez pas vivre tranquillement tant que la Tunisie n'applique pas la loi islamique», a-t-il menacé, en appelant les Tunisiens à prêter allégeance à l'EI, un groupe ultraradical qui sévit en Syrie et en Irak.

Entre 2000 et 3000 ...

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