Tunisie : après les Femen, les rappeurs en procès

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À l'approche d'élections générales, le parti au pouvoir Ennahda tente de museler une société civile qui ne désarme pas.

En Tunisie, les procès s'enchaînent et se ressemblent. Six rappeurs et une journaliste sont convoqués ce lundi par la justice et risquent d'être inculpés pour avoir vigoureusement protesté après la condamnation à deux ans de prison ferme du rappeur Weld El 15, de son vrai nom Alaa Yaâcoubi. Dans une chanson diffusée sur Youtube, Weld El 15 avait traité les policiers de «chiens» et se disait prêt à les tuer. La veille du verdict infligé au jeune homme, trois militantes du mouvement Femen -deux Françaises et une Allemande- avaient été, elles aussi, condamnées à quatre mois de prison, pour avoir manifesté seins nus, comme à leur habitude. Les jeunes femmes soutenaient Amina Sboui, emprisonnée pour avoir tagué le mot «Femen» sur un muret proche de la mosquée de Kairouan. Amina, 18 ans, risque deux ans de prison pour profanation de sépulture.

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