Tunisie : 14 blessés dans un mouvement de panique après un jet de pétard

le , mis à jour à 17:56
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Tunisie : 14 blessés dans un mouvement de panique après un jet de pétard
Tunisie : 14 blessés dans un mouvement de panique après un jet de pétard

Après l'attentat meurtrier de Sousse, à 140 km de la capitale, la Tunisie a décrété l'état d'urgence depuis le 4 juillet 2015. Huit jours plus tôt, l'attaque d'un djihadiste, un étudiant venu de Kairouan, non loin de là, a secoué l'Etat tunisien. Il a frappé au coeur du tourisme, secteur clé de l'économie du pays, en pleine période estivale. Il a tué, en une demie-heure, 38 touristes (la majorité de Britanniques) sur une plage d'un hôtel à El-Kantaoui, près de Sousse.  

La menace djihadiste prend ainsi la forme d’un terrorisme urbain. Les Tunisiens qui font face n'en demeurent pas moins inquiets. La panique fait surface au coeur de Tunis où à deux reprises la population a été effrayée. Mercredi soir, alors que l'avenue Bourguiba, axe principal au centre de Tunis, grouille de monde après la rupture du jeûne, une scène de panique illustre cette atmostphère, les craintes d'attentats.

Il était près de minuit quand un pétard retentit. Un pétard qu'un adolescent, lance dans le hall d'un centre commercial où des centaines de personnes font du shopping à l’occasion du Ramadan, avant de fuir sur l'avenue en criant. Cette explosion et le cri du gamin résonnent immédiatement sur les terrasses bondées. La foule, prise de panique, commence à fuir les commerces, laissant derrière leurs affaires, leurs consommations, des chaussures sur le bitume... Le spectacle est désolant, des chaises et tables renversées dans la fuite. Les autorités font état de 14 blessés dans ces bousculades. Certains ont dû être transférés dans les hôpitaux de Tunis.

Mohamed Gharssali, le ministre de l’Intérieur (dont le siège se trouve dans cette avenue), s’est rendu sur place aussitôt. Les services de sécurité ont beau rassurer la population. En vain. Mardi, au coeur de la Medina, qui jouxte l'avenue Bourguiba, une bagarre dans un café a semé également la panique en pleine nuit. Les dysfonctionnements de la ...

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