Tunis reste sous tension

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Après une nuit de pillages, des habitants tentent de s'organiser pour se défendre par leurs propres moyens. Dans l'est du pays, une mutinerie dans une prison s'est soldée par la mort de 42 personnes.

Un climat de tension et d'incertitude régnait samedi à Tunis, après une nuit de pillages et le départ soudain en Arabie saoudite du chef de l'Etat, Zine El Abidine Ben Ali, chassé du pouvoir sous la pression de la rue après un mois d'émeutes réprimées dans le sang. Ces dernières auraient causé la mort d'au moins 66 personnes, selon des chiffres communiqués jeudi par la Fédération internationale des ligues des droits de l'homme. Un bilan qui pourrait toutefois s'alourdir, de nouvelles victimes ayant été signalées depuis.

Samedi, la police a bouclé le coeur de la capitale afin d'empêcher tout rassemblement, l'état d'urgence ayant été décrété la veille. A l'heure du couvre-feu, le centre-ville était désert, et les cafés et commerces fermés.

Néanmoins, des voitures transportant des hommes armés circulaient à vive allure dans certaines rues de Tunis, ouvrant le feu au hasard sur des bâtiments ou des attroupements, selon un journaliste de l'agence Reuters. L'

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