Tunis : quand un policier demande «pardon» à la foule…

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Nombreux sont les Tunisiens à avoir rejoint les rangs de la police par obligation financière, plus que par choix.

Envoyée spéciale à Tunis

«Flics opprimés ! Flics sacrifiés !», gronde le nouveau slogan. D'une traite, tous les yeux se tournent en direction du petit groupe qui vient de se greffer au flot habituel des manifestants de l'avenue Bourguiba. Des policiers de l'ancien régime ! Les fameux «chiens» de Ben Ali, si redoutés des Tunisiens pour leur violence à toute épreuve.

Casquette vissée sur la tête, un agent de police en blue-jean ose le «mea culpa» en public. Il s'appelle Nejib. C'est son premier bain de foule sans matraque. «J'ai honte d'avoir malmené mes frères ! Aujourd'hui, je suis là pour vous demander pardon !», lâche-t-il, en s'agrippant au bras de sa femme, Dhekra. Les regards se figent, à la fois curieux et hésitants. L'épouse au visage encadré d'un foulard surenchérit : «Mon mari est une victime de l'ancien régime, comme vous !» Un essaim de badauds se resserre autour du couple. Ils veulent en savoir plus. «J'ai 32

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