Tunis-Le Caire: le printemps face à l'hiver

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DÉCRYPTAGE - Le grand écart entre les situations égyptiennes et tunisiennes relève de la spécificité du modèle tunisien où les militaires, après avoir apporté il y a trois ans leur soutien à la révolte anti-Ben Ali, se sont vite éclipsés du champ politique.

La scène, retransmise en direct, restera à jamais gravée dans les annales de l'histoire escarpée du printemps arabe. En cette nuit du dimanche 26 au lundi 27 janvier, un déluge de youyous et d'applaudissements envahit l'hémicycle de l'Assemblée constituante tunisienne. Au prix de longs démêlés, la loi fondamentale vient enfin d'être adoptée par consensus à l'écrasante majorité. Vu du Caire, le contraste est saisissant. En Égypte, où la révolution agonise dans le sang, 49 personnes sont mortes la veille, en marge des manifestations commémorant fébrilement les 3 ans de la chute de Moubarak. Deux jours plus tard, ce fameux lundi 27 janvier, l'armée annonce tambour battant la promotion de son nouvel homme for...

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