Tulio De Melo : « Je ne pouvais pas dire non à Chapecoense »

le , mis à jour à 10:17
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Tulio De Melo : « Je ne pouvais pas dire non à Chapecoense »
Tulio De Melo : « Je ne pouvais pas dire non à Chapecoense »

L'ancien attaquant franco-brésilien du Mans (2005-2008) et du Losc (2008-2013), avec qui il a réussi le doublé championnat-Coupe de France en 2011, est de retour à Chapecoense, dont l'équipe a été décimée dans un accident d'avion le 29 novembre. Un match amical est prévu demain face à Palmeiras en hommage aux 71 victimes.

 

Comment vous êtes-vous retrouvé à Chapecoense ?

Tulio De Melo. J'avais déjà joué pour Chapecoense en 2015. J'étais arrivé en août pour la fin de saison. Après la tragédie, le club avait besoin de recruter des joueurs. Des dirigeants m'ont appelé, l'ancien président aussi. Ils m'ont dit qu'ils comptaient sur moi. Je leur ai demandé du temps mais, en vérité, le lendemain, je savais que j'allais accepter. Je ne pouvais pas dire non.

 

Avez-vous fait des sacrifices, financiers notamment ?

Pour tout vous dire, j'avais trouvé un accord avec un club du Qatar. Il n'y avait plus qu'à signer et j'avais envie de vivre cette expérience. Evidemment, les conditions financières étaient très intéressantes. Mais la demande des dirigeants de Chapecoense m'avait touché. Vous savez, ils ont reçu des milliers de CV de joueurs du monde entier. Et je suis l'un des premiers qu'ils ont contactés. Lorsque mon ami Hélio Neto (NDLR : l'un des trois joueurs survivants actuellement en rééducation, il y a eu six survivants au total) m'a envoyé un message pour me demander de le rejoindre, à ce moment-là, ma décision était prise.

 

Comment avez-vous appris l'accident d'avion ?

C'est ma femme qui m'a réveillé en criant et en pleurant. Je connaissais plus de 60 % de l'équipe qui s'est écrasée. Dans le staff, je connaissais tout le monde, et pas mal de journalistes aussi. En fait, je connaissais personnellement la moitié de l'avion. Je suis resté prostré pendant deux jours devant la télé. Je regardais les images, encore et encore. Je ne me suis pas entraîné, je me suis coupé du monde. Je ne ...

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