Túlio de Melo : "J'adore le camembert, plus ça pue, meilleur c'est !"

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De retour au Brésil après avoir effectué toute sa carrière en Europe, l'ancien Lillois s'apprête à affronter le grand River Plate avec la Chapecoense, petit poucet de la Copa Sudamericana. À trente ans, il revient sur son parcours européen, tout en pointant du doigt les problèmes qui font du foot brésilien un géant endormi et figé dans le temps.

La Chapecoense vient de vivre une semaine historique : la qualif pour les quarts de la Sudamericana (1-1 puis victoire aux pénos contre les Paraguayens de Libertad), avec le champion de la Libertadores, River Plate, en vue, la raclée (5-1) infligée au grand Palmeiras en D1 brésilienne et, au passage, tu en profites pour mettre un but à chaque match, tes premiers depuis ton retour au Brésil. Ça va, tu aurais pu connaître pire C'est sûr que ça va rester dans l'histoire du club. Ça arrive au meilleur moment, parce qu'on traversait une phase difficile (ils étaient relégables avant d'écraser Palmeiras, ndlr). Je suis très content d'avoir marqué ces deux buts pour aider l'équipe dans ces moments si importants. On a su réagir contre des grosses équipes.
Comment as-tu pris cette décision de revenir au pays ? Ça s'est fait assez vite. J'avais des propositions en Europe et en Asie aussi, mais ma femme est enceinte, je vais avoir mon troisième enfant en janvier Mais j'ai aussi un garçon plus grand, avec des problèmes de garde C'était donc important que je sois près de lui. Je n'avais pas pensé à recevoir des propositions de clubs brésiliens, mais je me suis dit que ça pouvait être le bon moment pour revenir, une expérience nouvelle pour moi, parce que je n'avais jamais joué dans le championnat brésilien Je suis parti à l'étranger très tôt. J'ai donc pu relever un nouveau défi sportif et résoudre des problèmes personnels.
En Europe, tu connaissais la Chapecoense ? J'en avais entendu parler l'an dernier, c'était l'équipe surprise qui venait de monter en D1. Mais avant, rien J'ai eu des propositions d'autres clubs brésiliens dont la situation n'était pas vraiment saine. À Chapecoense, je connaissais déjà Vilson, un défenseur, un gars en qui j'ai vraiment confiance. Tous les gens à qui j'en ai parlé m'ont dit du bien de ce club en pleine croissance, avec des gens sérieux, qui respectaient leurs engagements
Tu as dû réviser tes prétentions salariales à la baisse ? La question financière n'a absolument pas posé problème. J'ai accepté tout de suite. J'aurais pu gagner 7 ou 8 fois plus en Chine, Turquie, dans le monde arabe. Mais Dieu merci, j'ai pu faire mon petit bas de laine, et ça me permet de guider…



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