Tueries en Centrafrique : la présidente fait ouvrir une enquête

le
0
Tueries en Centrafrique : la présidente fait ouvrir une enquête
Tueries en Centrafrique : la présidente fait ouvrir une enquête

La présidente centrafricaine de transition a annoncé mardi l'ouverture d'enquêtes après la mort d'au moins 24 personnes, tuées samedi à Bangui par des soldats tchadiens. «Nous avons demandé que des enquêtes soient ouvertes pour nous permettre d'identifier exactement ce qui s'est passé et dès que nous aurons ces éléments-là, nous verrons qui ont été les auteurs de ces troubles, et pourquoi», a déclaré Catherine Samba Panza à l'issue d'une rencontre à Paris avec le secrétaire général de la Francophonie, Abdou Diouf.

«Ma volonté est d'ouvrir une écoute en direction des "anti-balaka" (NDLR. milices chrétiennes) pour savoir ce qu'on peut faire ensemble pour que ce pays qui a tant souffert et est en état de délabrement total puisse être relevé avec le concours de tous les fils et filles de ce pays, y compris les "anti-balaka"», a déclaré la présidente.

Paris désigne les milices chrétiennes

Catherine Samba Panza, qui doit être reçue mardi après-midi par le président François Hollande, a par ailleurs demandé au secrétaire général de la Francophonie de «continuer à faire le plaidoyer auprès de la communauté internationale pour que les autorités centrafricaines aient les moyens de ramener la paix dans ce pays, d'apporter l'aide humanitaire nécessaire aux populations et surtout essayer de rétablir l'autorité de l'Etat». Abdou Diouf lui a assuré avoir «beaucoup insisté» auprès des Etats membres de l'Organisation internationale de la Francophonie (OIF) «sur la nécessité de doter la Centrafrique d'aide budgétaire pour lui permettre de faire face à ses besoins les plus urgents».

De son côté, la France a pointé la responsabilité des "anti-balaka" dans ces violences. «La France déplore les violences des 29 et 30 mars à Bangui, dont la responsabilité incombe pour une large part aux milices anti-balaka, a déclaré le porte-parole du Quai d'Orsay Romain Nadal. Elle ...

Lire la suite de l'article sur Le Parisien.fr


Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant