TTIP-Les entreprises françaises refusent un arrêt des négociations

le
1
 (Actualisé avec Fekl, § 3-4-5) 
    PARIS, 22 septembre (Reuters) - Les entreprises françaises 
de l'industrie, des services et du commerce ont demandé jeudi la 
poursuite des négociations entre l'Union européenne et les 
Etats-Unis sur un projet de traité de libre-échange 
transatlantique (TTIP), que Paris veut arrêter.  
    Les ministres du Commerce extérieur de l'UE se réunissent 
vendredi à Bratislava pour débattre de ce dossier qui suscite de 
vives inquiétudes dans de nombreux pays de l'UE. 
    Comme il l'avait annoncé fin août, le secrétaire d'Etat au 
Commerce, Matthias Fekl, a confirmé jeudi qu'il demanderait à 
cette occasion l'arrêt des négociations, en raison d'un 
"déséquilibre évident" au profit des Américains.   
    "C'est (...) après mûre réflexion que nous demandons l'arrêt 
de ces négociations", explique-t-il dans Les Echos. 
    "Si le TTIP pouvait être positif pour notre économie, j'en 
serais le premier partisan. Ce n'est malheureusement pas le 
cas", ajoute-t-il, estimant que "les Etats-Unis ne lâcheront sur 
rien".  
    Dans un communiqué commun, les entreprises françaises de 
l'industrie, des services et du commerce "demandent la poursuite 
des négociations entre l'Union européenne et les Etats-Unis 
jusqu'à ce qu'elles atteignent des résultats ambitieux et 
équilibrés sur l'ensemble des chapitres". 
    Elles se disent conscientes "qu'en l'état actuel des 
négociations, les propositions des Etats-Unis ne sont pas 
acceptables, les avancées étant largement insuffisantes, 
notamment sur l'accès des entreprises européennes aux marchés 
publics américains" et ne veulent pas de conclusion "bâclée". 
    "D'un autre côté, l'abandon pur et simple de ce projet 
transatlantique, de portée historique, après seulement trois ans 
de discussions, nous paraît être un acte d'extrême gravité, 
lourd de conséquences, et à ne pas commettre de façon 
précipitée", ajoutent les entreprises françaises. 
    Outre l'accès au marché américain, elles y voient l'avantage 
d'une réduction des barrières réglementaires aux échanges et la 
possibilité de mieux protéger les indications géographiques 
européennes comme l'appellation "champagne". 
 
 (Yves Clarisse, avec Chine Labbé, édité par Jean-Baptiste Vey) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • charleco il y a 3 mois

    Les entreprises françaises? Sans doute des représentants de quelques corporations qui ont été approchés par les soudoyeurs US.