TTIP-Accord possible cette année, selon les négociateurs

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    BRUXELLES, 26 février (Reuters) - Les négociateurs de 
l'Union européenne et des Etats-Unis pour le projet de 
Partenariat transatlantique de commerce et d'investissement 
(TTIP), un traité de libre-échange, se sont montrés prudemment 
optimistes vendredi sur la possibilité de régler la plupart de 
leurs différents d'ici le mois de juillet, ce qui ouvrirait la 
voie un accord d'ici à la fin de l'année. 
    Les deux parties veulent signer un accord qui pourrait doper 
chacune des deux économies d'environ 100 milliards de dollars 
(91,57 milliards d'euros), dans un contexte de ralentissement de 
la croissance en Chine et dans les pays émergents. 
    "Nous avons désormais proposé des textes pour une vaste 
majorité des domaines de négociations (...) nous sommes bien 
engagés dans les détails du processus de négociation", a dit Dan 
Mullaney, chef de la délégation américaine, lors d'une 
conférence de presse à l'issue du 12e cycle de négociations.  
    Il a ajouté que le but commun était de parvenir à limiter  
les désaccords aux sujets les plus épineux d'ici à juillet et de 
régler ces problèmes au cours du deuxième semestre.   
    Après deux ans de négociations, les deux parties disent 
qu'un accord pourrait être bouclé cette année avant la fin du 
mandat de Barack Obama à la présidence des Etats-Unis. Attendre 
un nouveau président, qui aura d'autres priorités, risque de 
retarder sérieusement tout accord. 
    "Nous devons faire en sorte d'accélérer le mouvement et de 
donner l'impulsion nécessaire pour parvenir à un bon accord", a 
dit le négociateur pour l'Union européenne, Ignacio Garcia 
Bercero. 
    Les partenaires commerciaux ont déjà échangé des 
propositions qui réduiraient les droits de douanes sur 97% des 
biens, mais le TTIP vise à aller au-delà de ces traditionnelles 
baisses des tarifs douaniers pour conclure des accords en 
matière de réglementation pouvant servir de référence à 
d'autres. 
    Au cours du 12e cycle qui s'est tenu à Bruxelles, les 
négociateurs ont cherché à s'entendre sur une réglementation 
dans neuf domaines : automobile, chimie, cosmétique, ingénierie, 
informatique, matériel médical, pesticides, pharmacie et 
textile. 
 
 (Philip Blenkinsop; Juliette Rouillon pour le service français, 
édité par Patrick Vignal) 
 
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