Tsipras refuse toute grande coalition avec la droite en Grèce

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(Avec début du débat) par Renee Maltezou et Michele Kambas ATHENES, 14 septembre (Reuters) - L'ex-Premier ministre grec Alexis Tsipras a opposé une fin de non-recevoir, lundi, à la proposition de son adversaire de droite Vangelis Meïmarakis de former une grande coalition à l'issue des élections législatives de dimanche en Grèce. Leurs deux partis, Syriza et Nouvelle Démocratie, sont donnés au coude-à-coude dans les sondages. Lors de leur dernier débat télévisé avant le scrutin, le chef de file des conservateurs a estimé que les électeurs grecs étaient en quête de stabilité et qu'ils l'obtiendraient si ND et Syriza travaillaient ensemble. "Nous pourrions avoir non seulement une équipe nationale pour gouverner le pays, mais aussi une équipe nationale pour négocier (avec les créanciers)", a déclaré Vangelis Meïmarakis. Alexis Tsipras lui a répondu qu'une telle coalition serait contre-nature. "Nous avons des divergences fondamentales et pour cette raison, nous ne pouvons cohabiter", a dit l'ancien Premier ministre. Le chef de Syriza s'est une nouvelle fois dit convaincu que son parti remporterait la majorité absolue aux législatives même s'il s'est dit prêt à s'ouvrir à de petites formations si nécessaire. Un sondage diffusé lundi donne Syriza et Nouvelle Démocratie à égalité de voix avec 31,6% des suffrages. Le parti d'extrême droite Aube dorée y est classé en troisième position devant le parti communiste KKE et le parti centriste To Potami. Mais les indécis paraissent susceptibles de faire basculer le scrutin. D'après certains instituts de sondage, 20% des personnes interrogées ne savent pas encore pour qui voter ou disent opter pour l'abstention. Elu fin janvier sur la promesse d'en finir avec l'austérité, Alexis Tsipras a précipité ces nouvelles élections législatives anticipées en démissionnant le 20 août dernier. Son objectif était double: mater la fronde d'une partie de ses troupes et se relégitimer par un nouveau mandat populaire au moment d'appliquer les mesures d'austérité qu'il a dû accepter en échange d'un troisième plan de soutien financier de ses partenaires européens, à hauteur de 86 milliards d'euros. Mercredi dernier, lors d'un premier débat auquel participaient les chefs de file de sept formations politiques, ni lui, ni Meïmarakis n'ont fait grosse impression sur les observateurs de la vie politique grecque. "Nous n'avons pas réussi à remplir tous nos engagements mais nous avons livré bataille et nous sommes revenus avec un compromis. Il est peut-être douloureux, mais il comporte aussi des éléments positifs", a expliqué Tsipras. De son côté, Meïmarakis a accusé le Premier ministre démissionnaire d'avoir fait perdre du temps à la Grèce et surtout d'avoir abouti à un accord plus douloureux. (Henri-Pierre André et Jean-Stéphane Brosse pour le service français)

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