Tsipras hostile à une grande coalition avec la droite en Grèce

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(Actualisé avec nouvelles citations) par Renee Maltezou et Michele Kambas ATHENES, 15 septembre (Reuters) - L'ex-Premier ministre grec Alexis Tsipras et son adversaire de droite Vangelis Meïmarakis ont exclu lundi de former une grande coalition à l'issue des élections législatives de dimanche en Grèce. Leurs deux partis, Syriza et Nouvelle Démocratie, sont au coude-à-coude dans les sondages. Lors de leur dernier débat télévisé avant le scrutin, le chef de file des conservateurs a estimé que les électeurs grecs étaient en quête de stabilité et qu'ils l'obtiendraient si ND et Syriza travaillaient ensemble. "Nous pourrions avoir non seulement une équipe nationale pour gouverner le pays, mais aussi pour négocier (avec les créanciers)", a déclaré Vangelis Meïmarakis, excluant toutefois un partage du pouvoir. "Je ne n'envisage pas que vous puissiez être Premier ministre, ni même vice-Premier ministre (...) Vous vous dirigez vers la sortie et êtes responsable de la catastrophe", a-t-il affirmé. Alexis Tsipras lui a répondu qu'une telle entente serait contre-nature. "Nous avons des divergences fondamentales et pour cette raison, nous ne pouvons cohabiter", a dit l'ancien Premier ministre. Le chef de fil de Syriza s'est une nouvelle fois dit convaincu que son parti remporterait la majorité absolue aux législatives même s'il s'est dit prêt à s'ouvrir à de petites formations si nécessaire. DES ÉLÉMENTS POSITIFS Un sondage diffusé lundi donne Syriza et Nouvelle Démocratie à égalité avec 31,6% des voix. Le parti d'extrême droite Aube dorée y est classé en troisième position devant le parti communiste KKE et le parti centriste To Potami. Les indécis paraissent susceptibles de faire basculer le scrutin. D'après certains instituts de sondage, 20% des personnes interrogées ne savent pas encore pour qui voter ou disent opter pour l'abstention. Elu fin janvier après avoir promis d'en finir avec l'austérité, Alexis Tsipras a précipité ces nouvelles élections législatives anticipées en démissionnant le 20 août dernier. Son objectif était double: désamorcer la fronde d'une partie de ses troupes et obtenir une nouvelle légitimité pour appliquer les mesures d'austérité qu'il a dû accepter en échange d'un troisième plan d'aide de ses partenaires européens, qui s'élève à 86 milliards d'euros. Les deux candidats ont promis lundi soir de les mettre en oeuvre et d'en atténuer les effets. Mercredi dernier, lors d'un premier débat auquel participaient les chefs de file de sept formations politiques, ni Tsipras, ni Meïmarakis n'ont fait grosse impression. "Nous n'avons pas réussi à remplir tous nos engagements, mais nous avons livré bataille et nous sommes revenus avec un compromis. Il est peut-être douloureux, mais il comporte aussi des éléments positifs", a expliqué Tsipras. De son côté, Meïmarakis a accusé le Premier ministre démissionnaire d'avoir fait perdre du temps à la Grèce et surtout d'avoir abouti à un accord plus douloureux. (Henri-Pierre André, Jean-Stéphane Brosse et Jean-Philippe Lefief pour le service français)

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