Tsipras dénonce un "complot conservateur" Madrid-Lisbonne

le
13

ATHENES, 28 février (Reuters) - Alexis Tsipras a accusé samedi l'Espagne et le Portugal de diriger un complot des forces conservatrices visant à renverser son gouvernement pour couper court à toute diffusion de l'exemple grec. Le Premier ministre grec, au pouvoir depuis les élections de fin janvier, explique que les gouvernements de droite en place à Madrid et Lisbonne redoutent un "effet Syriza" lors de leurs propres élections législatives à venir cette année. S'exprimant devant les membres de son parti anti-austérité une semaine après l'accord in extremis avec ses partenaires de l'Eurogroupe, Tsipras a accusé l'Espagne et le Portugal d'avoir fait monter les enchères lors des négociations qui ont abouti à une prolongation de quatre mois du plan d'assistance financière à Athènes. "Nous avons été confrontés à un axe de puissances conduit par les gouvernements d'Espagne et du Portugal qui, pour des raisons politiques évidentes, ont tenté de pousser l'ensemble des négociations à la rupture", a-t-il dit. "Le plan visait, et vise toujours, à déchirer, renverser ou contraindre notre gouvernement à une reddition sans condition avant même que notre travail commence à porter ses fruits et avant que l'exemple grec n'affecte d'autres pays", a-t-il poursuivi. Les Espagnols seront appelés aux urnes cet automne, et le Parti populaire (droite) du président du gouvernement Mariano Rajoy, de même que l'opposition socialiste, voient monter dans les sondages le parti Podemos, formation issue du mouvement des Indignés qui partage avec Syriza le rejet des politiques d'austérité. Au Portugal on votera aussi après l'été, mais aucune force politique aussi puissante que Syriza ou Podemos n'a pour l'instant émergé. Dans une interview publiée avant le discours de Tsipras, le Premier ministre portugais Pedro Passos Coelho a nié avoir adopté une ligne dure lors des négociations avec la Grèce. "Nous étions dans le même camp que le gouvernement français, avec les gouvernements italien et irlandais. Je pense qu'il est mauvais de stigmatiser les pays du sud européen", dit-il dans les colonnes de l'hebdomadaire Expresso. (Costas Pitas et David Stamp; Henri-Pierre André pour le service français)

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • EuropeGa le dimanche 1 mar 2015 à 15:09

    Il faut aussi bien voir que les gens commencent à comprendre que l'Europe ne sert à rien.

  • EuropeGa le dimanche 1 mar 2015 à 15:04

    @M865... L'avenir de la zone euro n'est pas joué, pour la simple et bonne raison que les déséquilibres s'accentuent chaque jour davantage entre les pays riches et les pays pauvres. Les pays pauvres ne pourront jamais faire repartir leur économie avec une monnaie trop forte pour eux. Il y aura donc cassure un jour ou l'autre.

  • M8657715 le dimanche 1 mar 2015 à 14:47

    l'avenir de la zone euro n'est plus joué en Grèce, cette partie est terminée, les gagnants aux points sont les grecs ... l'avenir de l'euro sera scellé par les élections en mars (France), et en mai (Espagne et Royaume Uni).

  • M8657715 le dimanche 1 mar 2015 à 14:43

    la théorie du complot ... Dette des fourmis laborieuses. Ireland 442% du PIB - Portugal 379% - Belgique 350% et Puis la dette de notre abominable et immorale CIGALE, la Grèce = 304 !! Y aurait il un hic quelque part ? La dette étant la dette totale de l'Etat et du secteur privé.

  • M8657715 le dimanche 1 mar 2015 à 14:39

    g.joly1 .... Chut ! Vous ne savez pas qu'il ne faut pas dire la vérité ? D'où vous sortez? Ne prenez pas des risques inutiles.

  • slivo le dimanche 1 mar 2015 à 14:01

    La théorie du complot... C'est la faute des autres... M. Tsipras, avouez votre incompétence ou votre médiocrité. "Quand l'archer rate sa cible, c'est rarement la faute de l'arc !".

  • M3182284 le samedi 28 fév 2015 à 18:49

    Les portugais et les espagnols ont le droit de rêver à un destin différent de celui du Venezuela , vers qui syriza est le train à grande vitesse. Tsipras comme notre Melenchon inoxydable joue du complot sur fond de 3 eme internationale Stalinienne, où le dictateur endosse les frusques du peuple...

  • bordo le samedi 28 fév 2015 à 18:02

    En plein delire le gauchiste. Maintenant la théorie du complot et on assimile les gouvernements démocratiques espagnols et portugais a Franco et Salazar. L'Espagne et le Portugal ont fait des efforts, eux, au contraire de la Grèce, qui essaye de faire payer son programme par les contribuables européens.

  • alai1498 le samedi 28 fév 2015 à 17:52

    L'expérience Allende fut un échec économique patent, et seule sa chute en a fait un héros pour la gauche mondiale. Si les USA ont quelque responsabilité, ce qui reste à prouver, alors ce fut une erreur, car Allende serait tombé tout seul aux élections suivantes (à condition qu'il n'ai pas entre temps instauré sa propre dictature)

  • dgui2 le samedi 28 fév 2015 à 17:24

    Complètement pété, le Tsipras (et g.joly aussi par la même occasion) !

Partenaires Taux