Tsipras demande aux créanciers d'Athènes de hâter leur évaluation

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 (Actualisé avec Dijsselbloem) 
    ATHENES/WASHINGTON, 14 avril (Reuters) - Le Premier ministre 
grec, Alexis Tsipras, a demandé jeudi aux créanciers d'Athènes 
d'achever au plus vite l'examen des progrès réalisés par la 
Grèce en matière de fiscalité et des retraites. 
    Il a également dit ne pas comprendre pourquoi les créanciers 
de la Grèce s'obstinaient à vouloir faire peser le poids des 
réformes sur les moins aisés. 
    Le dernier examen en date des progrès dans le cadre de son 
plan de sauvetage, signé en juillet, traîne en longueur depuis 
des mois, en raison de divergences entre les créanciers du pays 
concernant les avancées économiques du pays et de la résistance 
d'Athènes à réaliser les réformes impopulaires exigées. 
    Les discussions entre Athènes et ses créanciers 
internationaux sur ces réformes ont été ajournées mardi et elles 
reprendront immédiatement après les Réunions de printemps du 
Fonds monétaire international (FMI), prévues du 15 au 17 avril. 
    "La Grèce ne comprend pas pourquoi le FMI cherche à tout 
prix à modifier le cadre des réformes de manières à (...) à ce 
qu'elles soient moins progressives et qu'une part considérable 
du fardeau repose sur les plus pauvres", a écrit Alexis Tsipras 
dans une lettre ouverte publiée sur le site internet du 
Financial Times. 
    Le président de l'Eurogroupe a de son côté déclaré qu'il n'y 
aurait selon lui aucune avancée sur le dossier grec cette 
semaine à Washington, où sont organisées les réunions de 
printemps du FMI et de la Banque mondiala. 
    Il a cependant ajouté que les ministres des Finances de la 
zone euro s'efforceraient de débloquer une nouvelle tranche 
d'aide au bénéfice de la Grèce et discuteraient d'un allègement 
du fardeau lors de la réunion prévue la semaine prochaine à 
Amsterdam. 
    Les créanciers de la zone euro souhaitent que tout accord 
parte du principe que la Grèce dégage en 2018 un excédent 
budgétaire primaire, hors service de la dette, de 3,5% en 2018. 
    "Je ne pense pas que nous puissions faire preuve de 
flexibilité sur (l'objectif) de 3,5% en 2018 parce que c'est 
l'un des fondements sur lesquels nous nous sommes accordés l'été 
dernier. Donc cela va demander un gros effort à la Grèce, mais 
je pense que c'est faisable", a dit Jeroen Dijsselbloem 
 
 (Michele Kambas et Renee Maltezo, avec la contribution de Jan 
Strupczewski, Nicolas Delame pour le service français, édité par 
Benoît Van Overstraeten) 
 
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