Tsiganes internés : Hollande reconnaît la responsabilité de l'Etat

le , mis à jour à 22:13
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Tsiganes internés : Hollande reconnaît la responsabilité de l'Etat
Tsiganes internés : Hollande reconnaît la responsabilité de l'Etat

Tsiganes et gens du voyage attendaient depuis longtemps ce déplacement très symbolique. Ce samedi, à Montreuil-Bellay (Maine-et-Loire), François Hollande a rendu hommage aux nomades et sans-domicile-fixe internés durant la Seconde Guerre mondiale. Plus encore, le chef de l'Etat a reconnu la responsabilité de la France dans ce «drame trop longtemps ignoré». On estime en effet que 6 500 personnes, dont près de la moitié d’enfants, ont été enfermés en tant que Tsiganes entre 1940 et 1945, notamment dans ce camp du Pays de la Loire dont les portes n'ont définitivement fermées qu'en mai 1946.

 

«Pratiquement toutes les familles de gens du voyage ont au moins un membre qui est passé par Montreuil-Bellay», a regretté François Hollande, premier président à se rendre officiellement sur le site de cet ancien camp. «Nous sommes vraiment touchés par sa présence, a commenté Lucien Violet, 69 ans, dont les deux parents ont connu Montreuil-Bellay. Nos familles ont souffert énormément et ça ne s'oubliera jamais, même si c'est pardonné.» Une oeuvre commémorative de l'artiste-céramiste Armelle Benoît a ainsi été inauguré, avec les patronymes gravés de 473 familles internées.

 

«Un pays est grand quand il reconnaît son Histoire»

 

«Le jour est venu et il fallait que cette vérité soit dite», a déclaré François Hollande, après avoir salué les nomades survivants, présents pour la cérémonie. «Vous aimez la France comme la France doit vous aimer», leur a-t-il assuré.

 

 

A l'occasion de la cérémonie du souvenir de Montreuil-Bellay, @fhollande a rencontré des nomades internés pendant la seconde guerre mondiale pic.twitter.com/zV8TQK5Dmk

— Élysée (@Elysee) 29 octobre 2016

 

 

Et le chef de l'Etat de rappeler à tous : «Dès le 6 avril 1940, un décret de la République assigne à résidence les nomades, officiellement au nom des exigences de guerre. Mais ce décret était ...

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