Tsai, la Merkel de Taïwan, défie Pékin

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Tsai Ing-wen, candidate du parti démocratique progressiste DPP, est la favorite de la présidentielle tawainaise de samedi, en grand dam de Pékin.
Tsai Ing-wen, candidate du parti démocratique progressiste DPP, est la favorite de la présidentielle tawainaise de samedi, en grand dam de Pékin.

La tempête menace à nouveau les eaux agitées du détroit de Formose. Après huit ans de rapprochement historique avec Pékin, Taïwan s'apprête à reprendre le large, au risque de déclencher la colère de la « Chine rouge » du président Xi Jinping. Si les sondages disent vrai, l'île rebelle devrait ramener aux affaires les partisans de l'indépendance, lors d'une élection présidentielle lourde d'enjeux pour l'Asie du Nord-Est, ce samedi 16 janvier. Tsai Ing-wen, la candidate du Parti démocratique progressiste (DPP), fait la course en tête avec pour programme de remettre en cause la politique d'intégration économique avec le continent, mise en place par le président sortant Ma Ying-jeou, du parti Kuomintang (KMT).

Sous ses lunettes de technocrate, cette juriste à la coupe de cheveux sage affiche une calme détermination. Celle que certains surnomment déjà « l'Angela Merkel » d'Asie pourrait devenir le nouveau cauchemar du Parti communiste chinois. Les enquêtes d'opinion lui donnent une confortable avance face à son rival nationaliste du KMT, Eric Chu. Formée à la London School of Economics, Tsai n'est pas une héritière et a gravi tous les échelons politiques à force d'abnégation. Sa victoire serait un camouflet pour le président Xi, qui a volé au secours du KMT en offrant une poignée de main historique au président sortant Ma, en novembre, à Singapour. Un geste sans précédent visant à rappeler aux électeurs taiwanais...

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