Trump voit dans la campagne du Brexit un modèle pour la sienne

le
0
 (actualisé avec déclarations, contexte) 
    TURNBERRY, Ecosse, 24 juin (Reuters) - La victoire des 
partisans de la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne est 
"une excellente chose" a déclaré vendredi Donald Trump, traçant 
un parallèle entre la campagne pour le "Brexit" et la sienne. 
    En déplacement en Ecosse pour l'inauguration d'un parcours 
de golf dont il est propriétaire, Donald Trump a salué la 
"reprise du contrôle du pays" par les Britanniques, dans 
laquelle il voit un exemple à suivre pour renverser l'ordre 
établi. Un combat qui s'inscrit dans les pas de celui qu'il dit 
mener à Washington, où il entend renégocier les accords de 
libre-échange et mettre un terme à l'immigration illégale. 
    "Le peuple veut reprendre le contrôle de son pays. Dans un 
certain sens, ils veulent prendre leur indépendance. On le voit 
en Europe, partout en Europe", a dit le futur candidat 
républicain à la présidentielle de novembre. 
    Le choc économique produit par le résultat du référendum 
s'atténuera peu à peu et de plus en plus de pays pourraient à 
leur tour chercher à rompre avec l'Union européenne. Selon 
l'homme d'affaires, les électeurs américains auront eux aussi la 
chance de "proclamer à nouveau leur indépendance" et de "rejeter 
les règles instaurées par l'élite mondiale", lorsqu'ils se 
prononceront le 8 novembre. 
    "Donc je pense que cela va se produire de plus en plus. Je 
crois vraiment que cela se passe aux Etats-Unis. Cela se produit 
avec ce que j'ai accompli aux élections", a-t-il dit évoquant la 
primaire républicaine dans laquelle il s'est imposé en dépit des 
réticences de l'élite du parti républicain. 
    Donald Trump a également attaqué Barack Obama, lui 
reprochant de s'être immiscé dans la vie politique du 
Royaume-Uni en appelant les Britanniques à ne pas se prononcer 
en faveur d'une sortie de l'Union. 
    "C'est quelque chose qu'il n'aurait pas dû faire. Ce n'est 
pas son pays. Ce n'est pas sa partie du monde. Il n'aurait pas 
dû le faire. En je pense même que c'est peut-être sa 
recommandation qui a provoqué cet échec", a-t-il dit. 
     
    VOIR AUSSI 
    LE POINT sur le référendum:    
    Les REACTIONS internationales:   
    Les REACTIONS au Royaume-Uni:   
    Les REACTIONS en France:   
 
 (Steve Holland; Tangi Salaün et Nicolas Delame pour le service 
français, édité par Marc Angrand) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant