Trump vise 4% de croissance, veut créer 25 millions d'emplois

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    NEW YORK, 15 septembre (Reuters) - Donald Trump pense que 
les Etats-Unis doivent se fixer pour objectif d'atteindre une 
croissance économique annuelle de 4% et estime que son programme 
alliant baisses d'impôts et suppressions de certaines 
réglementations est susceptible de créer 25 millions d'emplois 
en une décennie. 
    Dans un discours prononcé devant l'Economic Club de New 
York, le candidat républicain à l'élection présidentielle du 8 
novembre a expliqué que son équipe d'économistes estimait que 
son programme permettrait de dégager une croissance économique 
de 3,5%. 
    "Tout ce qui est cassé aujourd'hui peut-être réparé et tous 
les échecs peuvent être transformés en succès", a déclaré le 
milliardaire new-yorkais. 
    "Mes économistes ne veulent pas que je le dise, mais je 
pense que nous pouvons faire encore mieux que ça", a-t-il dit, 
évoquant l'objectif de 4%. L'idée a été développée à l'origine 
par Jeb Bush, qui fut un de ses adversaires lors de la primaire 
républicaine. 
    Au deuxième trimestre 2016, le produit intérieur brut (PIB) 
américain a progressé de 1,1% en rythme annuel, selon les 
chiffres publiés par le département du Commerce.   
    Donald Trump a dit jeudi que son programme prévoyait 4.400 
milliards de dollars (3.915 milliards d'euros de réductions 
d'impôts) d'allègements fiscaux, tout en expliquant que l'impact 
ne serait pas aussi élevé pour les finances publiques. 
    Ses économistes pensent également que ses projets en matière 
de commerce, d'énergie et de régulation, ainsi que celui visant 
à réduire de 1% les dépenses hors défense éviteront au déficit 
budgétaire de se creuser. 
    L'optimisme de Donald Trump est toutefois contredit par 
certains économistes. En début de semaine, l'Oxford Economics 
estimait que l'économie américaine risquait de se contracter de 
1.000 milliards de dollars d'ici 2021 s'il était élu. 
    Donald Trump a par ailleurs une nouvelle fois fustigé la 
Réserve fédérale qu'il a accusée d'être devenue un instrument 
politique sous l'ère Obama. Selon l'homme d'affaires 
new-yorkais, la Fed refuse de relever ses taux pour ne pas créer 
de choc économique qui viendrait obscurcir les derniers mois de 
Barack Obama à la Maison blanche. 
 
 (Emily Stephenson et Steve Holland; Nicolas Delame pour le 
service français, édité par Danielle Rouquié) 
 
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