Trump va revenir sur certains aspects de la détente avec Cuba

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    WASHINGTON, 15 juin (Reuters) - Le président Donald Trump va 
revenir sur certains aspects importants de la politique de 
détente avec Cuba mise en place par son prédécesseur Barack 
Obama. 
    Il devrait l'expliquer vendredi à Miami dans un discours 
consacré à la nouvelle donne envers Cuba que son administration 
entend appliquer. 
    D'après des responsables du gouvernement ayant eu accès au 
projet de mémorandum sur le sujet, Donald Trump insistera sur 
l'interdiction en vigueur faite aux ressortissants américains 
d'effectuer des voyages de tourisme sur l'île communiste. 
    Les conditions entourant les déplacements de citoyens 
américains à Cuba seront plus restrictives. 
    Mais surtout, le chef de la Maison blanche entend 
restreindre de manière significative les liens commerciaux que 
pourraient nouer ou développer les entreprises américaines avec 
le secteur militaire cubain. 
    Les forces armées à Cuba ont une présence tentaculaire dans 
l'économie du pays, en particulier dans le tourisme où elles 
possèdent par le biais du conglomérat GAESA la plupart des 
hôtels, notamment dans le vieux La Havane. 
    D'après des économistes cubaIns, GAESA, dont la création 
remonte aux années 1980, procure à l'Etat de 40 à 60% de ses 
revenus en devises étrangères. 
    Le conglomérat est propriétaire de quasiment tous les 
supermarchés ou magasins de l'île qui vendent des produits 
importés.  
    Même chose pour les services de télévision par satellite.   
Et Fincimex, une de ses filiales, a la main sur toutes les 
transactions effectuées par carte de crédit ou les transferts 
d'argent à l'étranger. 
    Donald Trump ne prévoit pas, dit-on de même source, de 
revenir sur le rétablissement des relations diplomatiques entre 
Washington et La Havane qui date de juillet 2015. Il ne touchera 
pas non plus aux liaisons aériennes commerciales directes. 
    Le président américain justifiera ces changements, 
ajoute-t-on, en se plaçant sur le plan des droits de l'homme.  
    Ses collaborateurs font valoir que l'ouverture historique 
prônée par Barack Obama ne s'est pas traduite par une 
amélioration du sort des Cubains en matière de droits civiques 
alors qu'elle a considérablement bénéficié au régime cubain sur 
un plan financier. 
 
 (Matt Spetalnick et Lesley Wroughton, avec Marc Frank à La 
Havane, Gilles Trequesser pour le service français) 
 
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