Trump travaille aux prochaines annonces

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Le président élu américain Donald Trump au club house de M. Trump, à Bedminster dans le New Jersey le 20 novembre 2016 ( AFP / DON EMMERT )
Le président élu américain Donald Trump au club house de M. Trump, à Bedminster dans le New Jersey le 20 novembre 2016 ( AFP / DON EMMERT )

Le président élu des Etats-Unis Donald Trump semblait lundi se diriger vers l'annonce de personnalités plus consensuelles pour de nouveaux postes clés de son administration, après une première série de nominations de membres d'une ligne très dure sur l'islam ou l'immigration.

Le milliardaire a entamé lundi dans sa luxueuse Trump Tower à Manhattan un nouveau round intense de réunions.

Il passe depuis sa victoire du 8 novembre en revue les CV de nombreux prétendants, certains n'hésitant pas à retourner leur veste après leurs dures critiques contre le candidat Trump. "Je suis le seul à savoir qui sont les finalistes!", se réjouissait-il ainsi la semaine dernière sur Twitter.

Parmi les prétendants paraissant les plus susceptibles d'être nommés, une figure très respectée de l'armée américaine, le général retraité James Mattis, 66 ans.

Doanld Trump, James Mattis et Mike Pence le 19 novembre 2016 à Bedminster dans le New Jersey
Doanld Trump, James Mattis et Mike Pence le 19 novembre 2016 à Bedminster dans le New Jersey ( AFP / Don EMMERT )

"Un possible ministre de la Défense", a écrit Donald Trump dimanche sur Twitter, après l'avoir reçu dans son club de golf de Bedminster, dans le New Jersey.

Charismatique, l'homme est connu pour son franc-parler et sa défiance vis-à-vis du régime iranien mais aussi son goût pour les livres.

Le général a parfois dérapé, comme en 2005, lorsqu'il a déclaré qu'il était "marrant de descendre des gens". Des propos pour lesquels il s'est excusé.

Il est très apprécié à Washington et sa nomination ne devrait pas avoir de mal à être approuvée au Sénat. "Sa réflexion stratégique est solide. Son intégrité est inébranlable et indiscutable", a déclaré le sénateur John McCain, l'un des contempteurs de Donald Trump parmi les républicains.

- 'Pause' pour Thanksgiving -

Trombinoscope et fiches des principaux nommés et pressentis à des postes-clés dans l'administration
Trombinoscope et fiches des principaux nommés et pressentis à des postes-clés dans l'administration de Trump ( AFP / Vincent LEFAI, Jean-Michel CORNU, Kun TIAN, Christopher HUFFAKER )

Les nominations pourraient n'arriver qu'après la grande fête familiale américaine de Thanksgiving, jeudi, l'Amérique était quasiment à l'arrêt jusqu'à la fin du week-end.

Les porte-parole de son équipe de transition maintenaient lundi le flou sur le calendrier des annonces. Donald Trump devrait partir dès mardi soir ou mercredi matin pour une autre de ses propriétés, Mar-a-Lago, en Floride. Une "brève pause" dans le travail de formation de son cabinet, selon eux.

Le président élu reste dans les temps. En 2008, Barack Obama avait attendu le 1er décembre pour annoncer certaines des nominations les plus importantes, dont Hillary Clinton comme secrétaire d'Etat.

Le président élu américain Donald Trump et l'ancien maire de New York Rudy Giuliani au club house d
Le président élu américain Donald Trump et l'ancien maire de New York Rudy Giuliani au club house de M. Trump, à Bedminster dans le New Jersey le 20 novembre 2016 ( AFP / Don EMMERT )

Deux des candidats pressentis à ce poste clé ont rendu visite à Donald Trump dans son golf du New Jersey ce week-end: l'ancien maire de New York Rudy Giuliani et l'ancien candidat à la présidentielle de 2012, le républicain modéré Mitt Romney, qui avait traité le milliardaire de "charlatan" et d'"imposteur" pendant la campagne des primaires.

- Difficiles contrôles des antécédents -

Le président américain élu Donald Trump  et Mitt Romney après une réunion, le 19 novembre
Le président américain élu Donald Trump (g) et Mitt Romney après une réunion, le 19 novembre 2016 à Bedminster, dans le New Jersey ( AFP / Don EMMERT )

A cause de sa promesse de secouer l'establishment à Washington, le processus risque d'être plus long pour Donald Trump que pour son prédécesseur d'ici sa prise de fonction le 20 janvier.

S'il nomme des personnalités ne venant pas du sérail, la police et les services de renseignement pourraient mettre plus de temps à leur octroyer l'autorisation d'accès aux informations sensibles du cabinet.

Les premières nominations intervenues en fin de semaine dernière font en tout cas déjà polémique, et son entourage s'efforce de les défendre.

A ceux qui accusent le futur ministre de la Justice Jeff Sessions de racisme, Kellyanne Conway a répondu lundi qu'il "s'était assuré", lorsqu'il était procureur général de l'Etat de l'Alabama, qu'un Blanc meurtrier d'un Noir soit condamné à mort.

Michael Flynn, nommé conseiller à la sécurité nationale, quitte la Tour Trump le 18 novembre 2016
Michael Flynn, nommé conseiller à la sécurité nationale, quitte la Tour Trump le 18 novembre 2016 à New York ( AFP / Eduardo Munoz Alvarez )

Michael Flynn, nommé conseiller à la sécurité nationale, a lui écrit en février sur Twitter que "la peur des musulmans est rationnelle". "Il y a à l'évidence des aspects de cette religion qui sont problématiques", a réagi dimanche Reince Priebus, président du parti républicain et futur secrétaire général de la Maison Blanche.

La proche conseillère a également dû défendre l'usage de Twitter par le président élu. Il continue de se servir de son compte pour interpeller ceux qui le critiquent. Il s'en est par exemple pris pendant le week-end à une troupe de théâtre de Broadway qui avait interpellé le vice-président Mike Pence, venu à une représentation, sur la défense des valeurs d'une Amérique tolérante.

"De quel droit pourrait-on l'empêcher de le faire, de faire un commentaire, de passer cinq minutes sur un tweet?", a dit Kellyanne Conway.

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  • corby il y a une semaine

    Donnons du temps au temps.

  • M9563923 il y a une semaine

    On peut encore dire ce qu'on veut ici, regardez en turquie, en russie etc. Quand on ne peut plus dire ce que l'on veut cela devient inquiétant.... Même si on n'est pas d'accord au moins chacun expose ses vues...

  • mrg01 il y a une semaine

    Attention, ça va secouer ... J'ai un cousin aux US qui est fan de ce "brillant homme d'affaires" qui va redresser l'Amérique. Là où ça m'inquiète, c'est que mon Cousin était déjà un supporter inconditionnel de G.W. Bush. Quand on voit comment ce dernier a contribué à l'avancée de Daesh and co en virant Sadam Hussein ....

  • M4958004 il y a une semaine

    bemm, si vous pensez que ce que font les US ne nous regarde pas, ce n'est pas d'une paire de lunettes dont vous avez besoin.

  • bernm il y a une semaine

    Plein de reactions de gens qui ne connaissent Trump et son equipe que par les lunettes des media francais, totalement biaises et impartiaux.De plus, les US font ce qu'ils veulent, en quoi ca nous regarde?

  • lorant21 il y a une semaine

    déjà avec toute sa famille, cela va occuper des ambassades..

  • M2687570 il y a une semaine

    On a 2 d.in.des dont on ne sait pas quoi faire, la tata et sa nièce, on fait un prix de gros(ses)

  • alphalog il y a une semaine

    dommage que Garcimore soit mort....il avait sa place comme Secrétaire d'Etat.....;)

  • lesfaits il y a une semaine

    @g.joly1: c'est bon signe, il faut en effet que la peur change de camp!

  • g.joly1 il y a une semaine

    Ces mecs font vraiment peur.