Trump propose d'augmenter les impôts des plus riches

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    par David Lawder et Lindsay Dunsmuir 
    WASHINGTON, 8 mai (Reuters) - Donald Trump est revenu 
dimanche sur sa promesse d'une baisse générale de la fiscalité 
et a brisé un tabou républicain en se prononçant pour le 
relèvement des impôts sur les plus hauts revenus. 
    "Je suis prêt à payer plus et, vous savez quoi ? Les riches 
sont prêts à payer plus", a affirmé le milliardaire new-yorkais, 
désormais seul en lice dans la course à l'investiture du Grand 
Old Party pour la présidentielle du 8 novembre, devant les 
caméras d'ABC.  
    Reçu ensuite sur le plateau de "Meet the Press", sur NBC, il 
s'est par ailleurs dit partisan d'une hausse du salaire minimum, 
qui serait plutôt, selon lui, du ressort des Etats.  
    "Je ne sais pas comment les gens s'en sortent avec 7,25 
dollars (6,36 euros) de l'heure. J'aimerais qu'il y ait une 
augmentation d'une certaine envergure, mais je laisserais plutôt 
cela aux Etats. Laissons les Etats décider", a-t-il proposé.  
    Depuis les années 90, tous les prétendants républicains à la 
Maison blanche s'opposent farouchement à tout alourdissement de 
la fiscalité. Côté démocrate, Hillary Clinton et Bernie Sanders, 
tous deux candidats à l'investiture, font campagne de longue 
date en faveur d'une hausse des impôts pour les plus hauts 
revenus.  
     
    "LA CLASSE MOYENNE DOIT ÊTRE PROTÉGÉE" 
    Dans le programme qu'il a présenté en septembre, Donald 
Trump proposait des baisses importantes de la fiscalité pour les 
ménages comme pour les entreprises et promettait de faire passer 
la dernière tranche de l'impôt sur le revenu de 39,6 à 25%. 
    Interrogé sur son revirement, il a expliqué lundi avoir 
alors présenté "un concept" appelé à évoluer au fil de ses 
négociations avec le Congrès. Ses priorités, a-t-il toutefois 
souligné, restent d'alléger les impôts de la classe moyenne et 
des entreprises.  
    "La classe moyenne doit être protégée (...)", a-t-il 
insisté, répétant que les riches allaient "probablement finir 
par payer plus".  
    L'ancien magnat de l'immobilier a par ailleurs prôné une 
hausse des taxes sur les importations chinoises et mexicaines, 
ce qui n'est pas non plus conforme à la position du parti dont 
il demandera formellement l'investiture à la convention de 
Cleveland, du 18 au 21 juillet.  
    Paul Ryan, président de la Chambre des représentants qui 
présidera l'événement, a condamné certaines de ses propositions, 
notamment celle au sujet des musulmans, auxquels il veut 
interdire l'entrée sur le territoire américain.  
    Il a toutefois souhaité cette semaine que le futur candidat 
finisse par le convaincre. "Je n'en suis pas là pour le moment", 
a-t-il ajouté.        
 
 (Nicolas Delame et Jean-Philippe Lefief pour le service 
français) 
 
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