Trump prône une « Amérique forteresse »

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Des agents du FBI après l'attaque contre le Pulse, une discothèque d'Orlando, le 12 juin 2016.
Des agents du FBI après l'attaque contre le Pulse, une discothèque d'Orlando, le 12 juin 2016.

Le président Barack Obama se rend jeudi à Orlando pour rendre hommage aux victimes de la tuerie.

Le temps du recueillement n’aura duré que quelques heures, cédant vite la place à l’affrontement. Lundi 13 juin, deuxième jour après l’attentat du Pulse, à Orlando (Floride), où 49 personnes ont été massacrées par un tireur isolé dans la nuit de samedi à dimanche, les deux futurs candidats à l’élection présidentielle du 8 novembre se sont opposés avec virulence, par discours interposés, assurant sur des modes différents que l’élection de leur adversaire fragiliserait la sécurité des Américains.

A Manchester, dans le New Hampshire, Donald Trump a plaidé pour une Amérique forteresse dont il se dit prêt à assurer la défense. S’exprimant à Cleveland, dans l’Ohio, Hillary Clinton a vanté les atouts d’une société « ouverte et diverse qui nous rend plus forts et plus résistants à la radicalisation ». Cet affrontement a éclipsé l’annonce du déplacement qu’effectuera jeudi le président, Barack Obama, en hommage aux victimes du Pulse.

Le candidat républicain avait prévu initialement de s’exprimer à propos de la Fondation Clinton, pour en dénoncer les dysfonctionnements supposés. Orlando lui a donné l’occasion de tenter d’incarner une vertu, la force. Il n’a donc cessé d’opposer sa détermination à l’indécision prêtée au président démocrate, dont son adversaire, Hillary Clinton, ne sera selon lui qu’un pâle prolongement. « Nous sommes dirigés par un homme qui n’est pas assez dur, ou pas assez intelligent, ou alors il a autre chose en tête », avait estimé dans la matinée sur Fox New...

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