Trump promet des mesures contre les cyberattaques

le
0
 (Nouvelles informations après fin de la rencontre) 
    WASHINGTON, 6 janvier (Reuters) - Donald Trump entend 
prendre des mesures pour lutter contre les cyberattaques visant 
les Etats-Unis dans les 90 jours après son entrée à la Maison 
blanche. 
    Le futur président, qui prendra ses fonctions le 20 janvier, 
l'a annoncé vendredi à l'issue d'un entretien avec les 
responsables des services de renseignement américains. 
    La rencontre, qui s'est tenue dans un lieu tenu secret, 
devait porter sur les accusations de piratage informatique 
portées contre la Russie et survenues durant la campagne 
présidentielle. 
    Ces cyberattaques, dont Donald Trump admet l'existence dans 
un communiqué émis à l'issue de la rencontre, n'ont eu, 
assure-t-il cependant, "absolument aucune incidence sur le 
résultat" de l'élection du 8 novembre qui l'a vu battre la 
démocrate Hillary Clinton. 
    Dans un entretien accordé au New York Times avant la 
rencontre, le milliardaire républicain estime par ailleurs que 
toutes ces accusations de piratage informatique constituent une 
"chasse aux sorcières politique". 
    "Récemment, la Chine a piraté les noms de 20 millions 
d'employés gouvernementaux", dit-il, se référant à l'intrusion 
de pirates dans les serveurs du Bureau de gestion du personnel 
administratif américain en 2014 et 2015. 
    "Comment se fait-il que personne n'en parle ? C'est une 
chasse aux sorcières politique", affirme-t-il à propos des 
critiques visant la Russie. 
    "Cela dit, poursuit-il, je ne veux pas que d'autres pays 
piratent notre pays." 
     
    "PREMIÈRE CIBLE MONDIALE DU PIRATAGE" 
    "Ils ont piraté la Maison blanche, ils ont piraté le 
Congrès. Nous sommes devenus la première cible mondiale du 
piratage", insiste Donald Trump. 
    Le futur président des Etats-Unis a, plusieurs fois, 
contesté les conclusions des agences fédérales du renseignement 
affirmant que la Russie s'était livrée à un piratage du Parti 
démocrate afin de favoriser sa candidature. 
    Il s'est entretenu vendredi à ce sujet avec le directeur du 
renseignement national, James Clapper, ainsi que les chefs de la 
CIA et du FBI. 
    S'exprimant jeudi devant la commission des forces armées du 
Sénat, James Clapper a redit sa certitude que la Russie avait 
mené une cyberattaque contre le Parti démocrate.   
    A l'issue de la rencontre de vendredi, Donald Trump a 
indiqué qu'il désignerait dès son arrivée à la Maison blanche 
une équipe chargée de lui soumettre dans les 90 jours un plan 
anti-piratage informatique, mais il a laissé entendre qu'il 
garderait ses conclusions secrètes. 
    "Les méthodes, outils et tactiques que nous utilisons pour 
protéger l'Amérique ne doivent pas faire l'objet d'un débat 
public qui profiterait à ceux qui veulent nous faire du tort", 
a-t-il expliqué.  
    Dans une série de messages sur son compte Twitter mercredi, 
le président élu avait contesté l'implication de la Russie dans 
ces "fuites".  
    Et il avait accusé le Parti démocrate de négligence dans le 
respect des protocoles de sécurité de ses serveurs 
informatiques. 
 
 (Steve Holland et Doina Chiacu, avec Amy Tennery à New York, 
Gilles Trequesser pour le service français, édité par Tangi 
Salaün) 
 
Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
Aucun commentaire n'est disponible pour l'instant