Trump président : les entreprises françaises sur leurs gardes

le , mis à jour à 08:57
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Trump président : les entreprises françaises sur leurs gardes
Trump président : les entreprises françaises sur leurs gardes

Quelles conséquences la victoire de Donald Trump va-t-elle avoir sur les PME et grands groupes français qui commercent avec les Etats-Unis ? L'enjeu est de taille : la première puissance du monde est le deuxième client de la France. Et la première destination de nos investissements directs à l'étranger (170 Mds€ en 2015). Trois mille cinq cents filiales d'entreprises françaises y sont installées, employant plus de 600 000 salariés. « Les entreprises françaises qui risquent d'être fragilisées par un renforcement du protectionnisme américain seront celles qui n'ont pas d'implantation sur le territoire, estime Daniel Benabou, fondateur de la start-up Idecsi, spécialiste de la protection des messageries électroniques en entreprise, qui vient d'établir un partenariat avec une entreprise américaine. Celles qui se contentent d'exporter pourraient voir leur activité ralentie par la création de nouvelles taxes à la frontière, par exemple. »

 

Une thèse que confirme un expert français de l'énergie : « Des entreprises comme Total, EDF, Engie ou Areva n'ont pas grand-chose à craindre car elles ne vendent rien au marché américain. Les Etats-Unis sont pratiquement à 100 % exportateurs. Et les partenariats qu'elles ont avec des entreprises américaines sont créateurs d'emplois locaux et de richesse. Elles ne sont donc pas menacées. » D'autres secteurs, comme le high-tech tricolore, sont en revanche préoccupés par certaines annonces du candidat Trump. « Cela augure une période de grande instabilité, tout ce que détestent les investisseurs, qui préfèrent ce qui est prévisible, confie Anji Ismaïl, fondateur en 2010 d'une start-up proposant des solutions de marketing dématérialisées implantée depuis trois ans dans la Silicon Valley. Ils pourraient être tentés de se replier quelque temps. Sans parler des taux de change, notamment entre l'euro et le dollar, qui vont jouer au yo-yo. »

 

Jean-Baptiste Danet, le président ...

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