Trump président des États-Unis, quelles conséquences sur l'industrie française ?

le , mis à jour à 12:26
12

Le programme économique du nouveau président américain devrait être préjudiciable à certaines entreprises françaises.

Donald Trump a été élu président des États-Unis ce 9 novembre 2016. ( GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP / JOE RAEDLE )
Donald Trump a été élu président des États-Unis ce 9 novembre 2016. ( GETTY IMAGES NORTH AMERICA/AFP / JOE RAEDLE )

L'arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche aurait un impact néfaste sur l'industrie française. Le programme économique du républicain prévoit en effet des mesures protectionnistes, en relevant notamment les droits de douane de plusieurs secteurs afin de privilégier la production américaine. Or, les États-Unis sont le deuxième client à l'export des entreprises françaises (il représentaient 8,37% des ventes à l'étranger en 2015), rapporte le Huffington Post. L'automobile, la pétrochimie et les transports sont clairement désignés.

Dans le domaine de la pétrochimie, Total et les services parapétroliers comme Technip ou CGG, pourraient être impactés. En effet, "si Donald Trump est très favorable à la recherche pétrolière et parapétrolière aux États-Unis, il cherchera à privilégier les acteurs locaux, au détriment des groupes étrangers, dont français, qui n’auraient qu’un accès restreint outre-Atlantique", explique au magazine spécialisé Capital Christopher Dembik, responsable recherche économique à Saxo Bank.

Côté automobile, Renault, très implanté outre-Atlantique via sa filiale (43%) Nissan, peut également s'inquiéter et s'attendre à une hausse des taxes. Concernant les transports, le durcissement de la réglementation des marchés publics devrait porter préjudice à des entreprises comme Alstom, qui vient d'ailleurs tout juste de signer un contrat historique aux États-Unis.

En revanche, l'industrie alimentaire, autre point fort français, ne devrait rien avoir à craindre. "L'agro-alimentaire US est déjà ultra compétitif, et ce que nous produisons en France n'est pas directement en concurrence avec les produits américains", précise l'économiste de Saxo Banque. Le secteur de l’aéronautique-défense, où la préférence nationale joue déjà à plein, ne devrait pas non plus être affecté, selon lui. Quant au secteur du luxe, " il n’a aucune raison d’être soumis à des sanctions des États-Unis", estime-t-il.

Vous devez être membre pour ajouter des commentaires.
Devenez membre, ou connectez-vous.
  • nlecomte il y a 4 semaines

    le début de la grande désillusion , pari tenu

  • nlecomte il y a 4 semaines

    faudra nous aussi taxer les produits us

  • Mig737 il y a 4 semaines

    C'est surtout le Mexique qui s'inquiète de cette élection!

  • Mig737 il y a 4 semaines

    "il cherchera à privilégier les acteurs locaux": Et il a bien raison, nous en France on ne peut pas "grâce" à l'Europe. Favoriser le travail de ses compatriotes est une évidence!

  • Mig737 il y a 4 semaines

    "Nissan, peut également s'inquiéter et s'attendre à une hausse des taxes": N'importe quoi, les véhicules sont fabriqués localement et les équipementiers idem!

  • mojito69 il y a 4 semaines

    Bravo Donald

  • jackie il y a 4 semaines

    comme quoi , tout peut arriver, je croise les doigts pour nous en 2017, un changement radial, hé oui , une 6ième a la clés, sans personnes avec casseroles......

  • monjohn il y a 4 semaines

    La morale d'une histoire qui ne fait que commencer: http://www.pauljorion.com/blog/2016/11/09/trump-le-terrible-heritage-des-annees-obama-par-roberto-boulant/#more-90532

  • jbellet il y a 4 semaines

    les experts ceux qui n'avaient pas prévu la crise 2007/2008 et de ces conséquences, ceux qui n'avaient pas prévu le Brexit et ceux qui n'avaient pas prévu l'élection de Trump sont relativement mal placés pour nous dire ce qu'il va se passer avec l'élection de Trump dans les mois a venir! la constitution américaine donnant beaucoup de pouvoir au sénat, Trump ne fera pas ce qu'il veut, il devra composer et diler avec cette assemblée...

  • y.batard il y a 4 semaines

    "L'agro-alimentaire US est déjà ultra compétitif, et ce que nous produisons en France n'est pas directement en concurrence avec les produits américains". Certes, mais quid si refus de leurs produits ou mise en place de droits de douane ? le journaliste (comme tous ses confrères, preuve en est avec leur suivi de la présidentielle US) nage dans une totale idéologie "pro libre-échange sans entraves, notamment ne défavorisant pas les US", "gestion géopolitique par l'OTAN", "affaiblissement des devis