Trump pour désarmer les gardes de Clinton pour "voir ce qui lui arrive"

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    par Emily Stephenson 
    MIAMI, 17 septembre (Reuters) - Donald Trump a proposé 
vendredi que les gardes du corps d'Hillary Clinton soient 
désarmés et d'attendre de "voir ce qui lui arrive". 
    Le candidat républicain à l'élection présidentielle du 8 
novembre aux Etats-Unis a déjà suscité la polémique sur le même 
thème le 9 août. Il avait alors laissé entendre que des 
partisans du port des armes à feu pourraient agir pour empêcher 
sa rivale démocrate de nommer des juges dits libéraux à la Cour 
suprême des Etats-Unis si elle accédait à la Maison blanche. Les 
détracteurs de Donald Trump avaient interprété ces propos comme 
une incitation à un assassinat politique.   
    Lors d'un rassemblement électoral vendredi à Miami, l'homme 
d'affaires a cette fois opposé ses partisans, qui selon lui 
défendent la police et veulent réduire la criminalité, à Hillary 
Clinton, à laquelle il reproche de "vivre derrière des murs et 
lever de l'argent auprès de fonds spéculatifs". 
    "Je pense que ses gardes du corps devraient déposer toutes 
leurs armes. Ils devraient désarmer. Je pense qu'ils devraient 
désarmer immédiatement, qu'en pensez-vous, oui?", a-t-il dit. 
    "Prenez leurs armes, elle n'en veut pas des armes. Prenez 
les, voyons ce qui lui arrive. Prenez leurs armes, ok. Ce sera 
très dangereux." 
    Donald Trump et Hillary Clinton bénéficient tous deux 
pendant la campagne de la protection du Secret Service, les 
services de sécurité de la présidence des Etats-Unis. 
     
    LES DÉMOCRATES OUTRÉS 
    Les propos du candidat républicain ont été vivement dénoncés 
par le camp démocrate. 
    Robby Mook, directeur de campagne d'Hillary Clinton, a jugé 
que ces déclarations illustraient la propension de Donald Trump 
à inciter les gens à la violence. 
    "Que ce soit fait pour provoquer des manifestants à un 
rassemblement ou de manière désinvolte ou même en tant que 
plaisanterie, c'est un trait de caractère inacceptable chez 
quiconque souhaitant exercer la fonction de commandant en chef", 
a-t-il réagi dans un communiqué. 
    Pour Elizabeth Shappell, porte-parole de Correct The Record, 
un organe de surveillance des médias favorable à la candidate 
démocrate, "Donald Trump a une fois de plus fait une allusion à 
de la violence contre Hillary Clinton". 
    "C'est une déclaration réellement lamentable qui trahit les 
valeurs démocratiques les plus fondamentales de notre pays", 
a-t-elle affirmé dans un communiqué. 
    Stuart Stevens, un consultant qui a travaillé au sein de 
l'équipe de campagne du républicain Mitt Romney en 2012, a pour 
sa part écrit sur Twitter: "Le Secret Service devrait enquêter 
sur cette menace." 
    Avant même ses déclarations du mois dernier, Donald Trump 
avait déjà tenu des propos similaires en mai en recevant le 
soutien officiel du lobby des armes à feu aux Etats-Unis, la 
National Rifle Association (NRA). Il avait alors affirmé 
qu'Hillary Clinton supprimerait le deuxième amendement de la 
Constitution américaine, qui garantit le droit de porter une 
arme. 
    "Voyons un peu comment ils se sentent à se balader sans 
leurs armes et leurs gardes du corps", avait alors déclaré 
Donald Trump au sujet de son adversaire et de son équipe de 
protection. 
    Hillary Clinton n'a jamais dit qu'elle envisageait de 
supprimer le deuxième amendement. 
 
 (Bertrand Boucey pour le service français) 
 
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