Trump peut démolir l'accord sur le climat

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Donald Trump, en février.
Donald Trump, en février.

Editorial. Le 45e président des Etats-Unis, climatosceptique affirmé, a promis durant sa campagne d’annuler le texte signé en décembre 2015 à l’issue de la COP21. Il en a les moyens juridiques et politiques.

Editorial. Les Américains vont-ils porter un coup fatal à la lutte contre le réchauffement climatique ? L’élection de Donald Trump à la tête des Etats-Unis a radicalement changé l’atmosphère des négociations de la COP22 qui se tiennent à Marrakech, au Maroc, jusqu’au 18 novembre. Les Etats s’étaient retrouvés pour célébrer l’entrée en vigueur accélérée de l’accord de Paris et discuter de sa mise en œuvre. Faut-il prendre acte d’un prochain départ des Américains ?

Trump, climatosceptique affirmé, peut ébranler l’édifice difficilement construit ces dernières années. Il a promis durant sa campagne d’annuler ce texte qui, selon lui, nuit à l’économie du deuxième plus gros émetteur de gaz à effet de serre de la planète. Il en a les moyens juridiques et politiques.

Carctère non contraignant En brandissant la menace d’un retrait, Donald Trump met en évidence la fragilité de l’accord de Paris signé le 12 décembre 2015 à l’issue de la COP21. Ce texte, qui semblait offrir des garanties de stabilité en fixant un délai de quatre ans aux Etats pour s’en affranchir, comporte une faille juridique. A ceux qui le souhaitent, il ouvre la possibilité de s’en libérer dans un délai d’un an en quittant la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques qui abrite les négociations. S’ils enclenchent cette manœuvre, les Etats-Unis, piliers de la réussite de la COP21, s’excluraient des discussions internationales sur le climat.

Mais Donald Trump n’a pas besoin de prendre ce ri...

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