Trump parle d'expulser 2 à 3 millions d'immigrants, refuse tout salaire

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    WASHINGTON, 14 novembre (Reuters) - Le président élu Donald 
Trump a déclaré dans un entretien diffusé dimanche par la chaîne 
CBS qu'il comptait expulser des Etats-Unis deux à trois millions 
immigrés clandestins, qui ont commis des délits. 
    Dans sa première interview en tant que président élu, Donald 
Trump a annoncé en outre qu'il renoncerait à son salaire de 
président des Etats-Unis. Pendant la campagne, le magnat de 
l'immobilier avait annoncé qu'il renoncerait s'il était élu aux 
400.000 dollars annuels attachés à la fonction présidentielle. 
    Sur le front des droits des femmes et des minorités 
sexuelles, le futur président a déclaré qu'il choisirait un  
juge "pro-life" (anti-avortement) à la Cour suprême mais qu'il 
maintiendrait la loi autorisant les mariages homosexuels.  
    Interrogé sur l'éventuelle abrogation de l'arrêt Roe v. Wade 
de la Cour reconnaissant l'avortement comme un droit 
constitutionnel, et sa conséquence pour les femmes, il a déclaré 
que ces dernières "devraient peut-être aller dans un autre Etat" 
pour avorter. 
    Durant la campagne électorale, le candidat républicain avait 
clamé qu'il expulserait 11 millions de personnes en situation 
irrégulière, pour la plupart hispaniques, et il avait aussi 
affirmé que le Mexique envoyait aux Etats-Unis ses criminels et 
ses violeurs. 
    "Ce que nous allons faire, c'est retrouver les criminels, 
les personnes ayant des délits à se reprocher, des membres de 
gangs, des trafiquants de drogue, et ces personnes, probablement 
deux millions, peut-être trois millions, nous les expulserons", 
a-t-il dit dans cet entretien, que devait diffuser dimanche CBS. 
    D'autre part, a-t-il dit dans l'entretien à l'émission "60 
minutes", le mur qu'il compte faire ériger le long de la 
frontière américano-mexicaine pourrait être constitué de 
clôtures et de barrières. 
    Prié de dire si sur certaines portions de la frontière il 
accepterait de se contenter d'une barrière, Trump répond: "sur 
certaines portions, oui". 
    "Mais sur certaines portions, un mur sera plus approprié. Je 
suis très fort pour ça. On appelle ça des constructions. Il 
pourra y avoir des barrières", a-t-il dit. 
    Tout au long de sa campagne, Donald Trump a promis 
l'édification d'un mur entre les Etats-Unis et le Mexique et a 
promis que les autorités mexicaines paieraient pour son 
édification. 
    Cette mesure spectaculaire fait partie de son projet de 
durcir la législation sur l'immigration et de sécuriser les 
frontières des Etats-Unis. 
 
 (John Whitesides; Pierre Sérisier, Eric Faye et Julie Carriat 
pour le service français) 
 
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